Paludine d'Europe

Viviparus viviparus | (Linnaeus, 1758)

N° 1467

Europe, Amérique du Nord

Clé d'identification

Coquille épaisse, de 3 à 4 cm
4 à 5 tours de spire
Coquille mate, jaune à brun verdâtre avec 3 bandes brunes bien apparentes
Présence d'un opercule à stries concentriques bien marquées
Opercule affleurant l'ouverture lorsque l'animal est rétracté

Noms

Autres noms communs français

Paludine vivipare

Noms communs internationaux

River snail, mystery snail (GB), Paludina (I), Stumpfe Sumpfdeckelschnecke, Flussdeckelschnecke (D) Stompe moerasslak (Terre-Neuve et Labrador), Moerasslak (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Viviparus fasciatus O. F. Müller, 1774

Distribution géographique

Europe, Amérique du Nord

Zones DORIS : Eau douce d'Europe, Atlantique Nord-Ouest

En Europe, on la trouve du Royaume-Uni à l’Oural. Il semble cependant qu’elle soit absente des régions autour du cours supérieur et moyen du Danube (Suisse, Autriche, Hongrie et Slovaquie).
Introduite en Amérique du Nord.
Présente partout en France (mais plus rare dans la région méditerranéenne et dans les Pyrénées) et en Belgique.

Biotope

Ces animaux se tiennent en grand nombre, sur différents supports rocheux ou artificiels, dans des cours d'eau de débit lent à moyen, ou, plus rarement, dans les bassins d'eau stagnante.

Description

La coquille, épaisse, mate, mesure de 3 à 4 cm de hauteur, pour 2,4 à 3 cm de largeur. Elle est de couleur jaune à brun verdâtre avec trois lignes brun rouge. Spiralée, à enroulement dextre (ouverture à droite de l'axe médian lorsque la coquille est tenue verticalement, pointe en haut et ouverture vers soi), elle comporte 4 à 5 spires bien marquées.
Un opercule corné, sur lequel on distingue parfaitement des stries concentriques, ferme l'ouverture de la coquille lorsque l'animal se rétracte. L'opercule dans ce cas affleure l'ouverture ce qui est caractéristique des Viviparidés.
Le pied ventral, typique des gastéropodes, permet le déplacement.
Les deux tentacules, en avant, portent les yeux à leur base, du côté extérieur.

Espèces ressemblantes

Viviparus georgianus (I. Lea, 1834), vivipare géorgienne : sa coquille est de forme globuleuse, elle comporte également 4 à 5 tours de spires, elle peut atteindre 35 mm de longueur. La coloration varie de jaunâtre à verdâtre avec des bandes rougeâtres prononcées. Elle a été introduite au Québec par déversement d'eau d'aquarium.
Viviparus contectus (Millet, 1813), paludine commune : ressemble beaucoup à V. viviparus dont elle se distingue par sa coquille luisante (vernissée), elle a souvent été identifiée à tort comme V. viviparus dans les régions autour du cours supérieur et moyen du Danube (Suisse, Autriche, Hongrie et Slovaquie).

Alimentation

Comme tous les gastéropodes, la paludine possède une radula*, langue cornée, qui lui permet de racler le substrat : roches, surface des végétaux aquatiques... Elle se nourrit d'algues, de végétaux et principalement (85%) de restes organiques.

Reproduction - Multiplication

Comme chez la plupart des Prosobranches, les sexes sont séparés. Le tentacule droit du mâle, transformé en pénis, est plus court et plus gros que l’autre alors que les tentacules sont de même taille chez la femelle. Femelle qui a son orifice génital à droite sous le bord du manteau.
La reproduction a lieu en été.
La paludine est vivipare, la femelle porte ses œufs (jusqu'à une trentaine d’une taille de 3 à 7 mm de diamètre) jusqu'à leur développement complet. Les jeunes mesurent alors environ 7 mm et portent déjà sur leur coquille les rayures caractéristiques.

Vie associée

Ses principaux prédateurs sont les poissons et certains insectes (coléoptères, hémiptères...)
Elle est un hôte intermédiaire de plusieurs espèces de vers trématodes.

Divers biologie

La paludine respire au moyen de branchies.
Ces individus meurent après la reproduction. Leur durée de vie est de 9 à 15 mois.
On peut remarquer en certains endroits de la rivière, des tas de coquilles vides accumulées par les courants.

Informations complémentaires

En voie de disparition en Allemagne où les populations de la rivière Neckar sont éteintes.

Origine des noms

Origine du nom français

Paludine, du latin [palus] = marais,
vivipare, en raison de son mode de reproduction.

Origine du nom scientifique

Viviparus : du latin [vivus] = vivant et [par-] = enfanter ; car la femelle porte ses œufs jusqu’à leur éclosion.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Caenogastropoda Caenogastropodes
Famille Viviparidae Viviparidés

Coquille globuleuse plus ou moins allongée, généralement lisse; ouverture ovoïde; péristome simple; opercule à stries concentriques, nucléus rapproché du bord interne. Adam 1960:128. Eau douce.

Genre Viviparus
Espèce viviparus

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