Coquille fusiforme, mince, sans aspérités et brillante
Hauteur moyenne : 10 à 12 mm, pouvant dépasser 14 mm
Couleur de fond jaunâtre à brune
Protoconque multispirale
Sculpture spiralée peu visible
Pied de l’animal orné de taches blanches ou jaunâtre pâle
Siphon maculé de rougeâtre, blanc et jaune
Slank pilsnegl (Danemark), Smal vindeltornsnäcka (Suède)
Murex attenuatus Montagu, 1803 (nom original)
Cythara attenuata (Montagu, 1803)
Mangelia attenuata (Montagu, 1803)
Pleurotoma attenuatum (Montagu, 1803)
Raphitoma attenuata (Montagu, 1803)
Pleurotoma villiersii Michaud, 1829
Pleurotoma gracile R. A. Philippi, 1836
Pleurotoma gracilis Scacchi, 1836
Pleurotoma vulpina Bivona e Bernardi, 1838
Pleurotoma bivonae Maravigna, 1840
Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord ainsi que toute la Méditerranée
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française], ○ [Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord françaises]Villiersiella attenuata est présente en Manche, sur les côtes de l’Angleterre (la localité-type* est Falmouth Harbour), en mer du Nord (Norvège, îles Féroé), en Atlantique Nord-Est, aux îles Canaries et dans toute la Méditerranée.
On peut rencontrer cette espèce depuis le bas du médiolittoral* au circalittoral* supérieur jusqu’à 50-60 mètres de profondeur, sur fond de sable fin plus ou moins vaseux, parfois mêlé de graviers.
La coquille est fusiforme, mince, brillante, sans aspérités. La hauteur moyenne est de 10 à
La protoconque* (premiers tours initiaux sur la coquille) est multispirale d’environ 2,5 à 3 tours, de couleur brun clair.
La téléoconque* (ensemble composé des autres tours) de 7 à 9 tours comporte 9 à 10 côtes, plus étroites que les intervalles. Les côtes deviennent sinueuses à proximité de la suture*. La sculpture spiralée est peu visible.
L’ouverture est allongée, le sinus* anal, sous la suture, est peu profond, le canal siphonal* est long et ouvert. La columelle* est presque droite. Le bord de la lèvre externe est sans épaississement.
La couleur de fond de la coquille varie du jaune au brun avec des côtes axiales plus claires. Des lignes spirales brun rougeâtre, également distancées, sont parallèles à la suture. Une large bande brune est présente sous la suture, à la périphérie du dernier tour et est visible à l’intérieur de l’ouverture.
L‘animal, translucide, est orné de taches blanches ou jaunâtre pâle sur le pied, la tête et la partie inférieure des tentacules. Le siphon* comporte des taches rougeâtres, mêlées de blanc et jaune.
Les tentacules* oculaires sont courts tronqués et portent les yeux noirs à leur extrémité.
Parmi les Mangelidés du genre Villiersiella, la Villiersiella attenuata peut principalement être confondue avec :
Comme tous les membres de la super-famille des Conoidés, les Smithiella et genres affines* sont des espèces prédatrices. Leur radula*, de type toxoglosse*, possède des dents qui se sont transformées en harpons crantés, reliés à une glande à venin. Cette arme redoutable est utilisée pour capturer les proies dont elles se nourrissent.
La radula ressemble à une lame repliée en forme de U, ouverte et tranchante. Le haut est équipé d’un éperon sur un côté. La pointe a la forme d’une aiguille.
Leur régime alimentaire semble être constitué principalement d’Annélides polychètes.
Les sexes sont séparés (espèce gonochorique*). Les œufs sont rassemblés dans des capsules ovigères*, fixées à un support. Les œufs sont répartis uniformément dans les capsules.
Les larves* véligères* ont une vie planctonique* longue. Le mode de vie larvaire planctotrophique*, dont témoigne la protoconque multispirale de cette espèce, permet des déplacements distants et une large dispersion géographique via les courants marins.
Villiersiella attenuata est l’espèce-type* du genre Villiersiella Monterosato, 1890. Ce genre ne comprend actuellement (04/2026) que 2 espèces : V attenuata et V. tenuiscota.
Le type* de Villiersiella attenuata est conservé au Royal Albert Museum d'Exeter, RAMM (Angleterre). Il mesure
Villiersielle atténuée : francisation du nom scientifique.
Villiersiella : probablement dédié à une personne nommée Villiers, soit à laquelle le descripteur du genre, Monterosato, a voulu rendre hommage, soit que ce dernier ait simplement repris ce nom d'un genre plus ancien sans connaitre personnellement ce Villiers. Comme souvent, Monterosato ne précise pas à qui ce nom se rapporte. Le suffixe latin, de forme féminine, [-ella] est ajouté au nom. Il est souvent employé en taxonomie pour former un petit genre, diminuer un caractère particulier ou pour signaler une affinité morphologique avec un autre genre.
Villiersiella est un nom de genre nouveau proposé par Tommaso di Maria Allery Monterosato (1841-1927), en remplacement de Villiersia Monterosato, 1884, qui était invalidé car déjà utilisé par d’Orbigny en 1837 pour autre chose (un nudibranche doridien).
attenuata : du latin (adtenuatus participe passé de adtenuo) = atténué, aminci.
Dans la description page 266 de son ouvrage de 1803, le naturaliste anglais George Montagu (1753-1815) décrit l'espèce (sous le nom de Murex attenuatus) ainsi : «M(urex) with an elegant, slender shell, with eight spires, regularly tapering to a very fine point» (« Murex avec une coquille élégante, élancée, avec huit tours qui s'amincissent régulièrement jusqu'à former un apex très pointu »).
Numéro d'entrée WoRMS : 1437106
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Mollusca | Mollusques | Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. |
| Classe | Gastropoda | Gastéropodes | Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. |
| Sous-classe | Caenogastropoda | Caenogastropodes | |
| Ordre | Neogastropoda | Néogastéropodes | Coquille avec canal siphonal bien développé. Un repli du manteau forme un tube extensible : le siphon. La plupart sont des prédateurs ou nécrophages. Tous marins sauf le genre Clea. |
| Super-famille | Conoidea | Conoidés | |
| Famille | Mangeliidae | Mangelidés | Coquille de taille petite à moyenne, caractérisée en général par une absence d'opercule, la présence d'un sinus anal profond sur la rampe sous-suturale et par un cal épais sur la pente de l'épaule de la lèvre externe |
| Genre | Villiersiella | ||
| Espèce | attenuata |
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Description originale de Montagu, 1803, traduction
« M(urex) avec une coquille élégante et fine, avec huit spires, s'effilant régulièrement jusqu'à une pointe très fine, dépourvu de stries, et doté de neuf nervures égales et fortes : Les côtes sont arquées, ou ondulées, car elles s'élèvent au milieu de chaque côte : ouverture étroite, se contractant légèrement au niveau du canal, qui est modérément long et presque droit : lèvre externe épaissie à l'arrière avec une côte lisse. Longueur d'un demi-pouce ; largeur d'un huitième, ou un peu plus.
Cette coquille, que nous ne trouvons décrite par aucun auteur, apparaît comme très rare, n'ayant jamais pu obtenir plus de trois ou quatre spécimens ; la première était dans le sable provenant du port de Falmouth, d'autres dans la baie de Biddeford, de taille inférieure ; tous d'une couleur unie, jaunâtre, sans stries ni marques de quelque sorte que ce soit ; dont un ou deux avaient un peu de brillance entre les côtes ».
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Élancée comme une pointe de flèche
La coquille est fusiforme, mince, et brillante. Elle ne montre pas d'aspérités outre le relief des côtes. La hauteur moyenne est de 10 à
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
La protoconque
La protoconque (premiers tours initiaux sur la coquille) est multispirale d’environ 2,5 à 3 tours, de couleur brun clair.
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
Le corps de l’animal
L‘animal, translucide, est orné de taches blanches ou jaunâtre pâle sur le pied, la tête et la partie inférieure des tentacules.
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
Le pied (vue de dessous)
Cette vue de dessous permet de voir la forme du pied et la sole pédieuse. Le substrat est sablo-vaseux avec graviers, dans le bas du médiolittoral et en infralittoral.
Trébeurden (22), Manche, 0,5 m
12/08/2025
Le siphon
Le siphon comporte des taches rougeâtres, mêlées de blanc et jaune.
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
Tentacules oculaires
Les tentacules* oculaires sont courts tronqués et portent les yeux noirs à leur extrémité.
Cagnes-sur-Mer (06), Méditerranée, 8 m
12/05/2019
Spécimen de la Manche
Il n’y a pas de différence notoire entre spécimen de Méditerranée et spécimen d’Atlantique, comme peut le montrer cet individu rencontré dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne, et que l'on peut comparer aux images méditerranéennes précédentes.
Trébeurden (22), Manche, milieu sablo-vaseux avec graviers dans le bas du médiolittoral et en infralittoral
12/08/2025
Rédacteur principal : André HOARAU
Rédacteur : Dominique HORST
Vérificateur : Elisabeth JUAN HORST
Responsable régional : Alain-Pierre SITTLER
Bogi C., Coppini M., Margelli A., 1980, Contributo alla conoscenza della malacofauna del Mar Tirreno centrale Turridae parte II, La Conchiglia, 12 (132-133), 15-17.
Montagu G., 1803, Testacea Britannica or natural history of British shells, marine, land, and fresh-water, including the most minute: Systematically arranged and embellished with figures, J. White, London, Vol. 1, 266-267, planche 9, figs. 6.
Peñas A., Rolán E., Ballesteros M., 2008, Segunda adición a la fauna malacológica del litoral del Garraf, Iberus, 26(2) 15-42.
Spada G., Sabelli B., Giannuzzi-Savelli R., 2023, Mangellia Risso, 1826 and allied genera in the Mediterranean with the description of the genus and three new species (Gastropoda: Mangeliidae), Bolletino Malacologico, 59, 1-53.
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