Hydraires-algues des Antilles

Thyroscyphus spp. |

N° 1764

Atlantique tropical Ouest

Clé d'identification

Axe principal en léger zigzag
Hydrothèques alternes tubulaires, pédonculées

Noms

Noms communs internationaux

Algae hydroid (GB)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Cette fiche concerne trois espèces sympatriques* courantes dans les Caraïbes :
Thyroscyphus longicaulis Splettstösser, 1929,
Thyroscyphus marginatus (Allman, 1877) et
Thyroscyphus ramosus Allman, 1877.

Thyroscyphus marginatus a été initialement décrit par Allman sous le nom de Obelia marginata.
Certains ouvrages indiquent le nom de Cnidoscyphus marginatus.

Distribution géographique

Atlantique tropical Ouest

Zones DORIS : Caraïbes

Ils sont communs dans tout l'arc antillais.

Biotope

Ces hydraires poussent sur une variété de substrats, tels que la roche ou les fonds sédimentaires sablonneux.

Description

Les Thyroscyphus décrits dans cette fiche sont des hydraires de grande taille (5 à 20 cm), composés d'un axe principal (hydrocaule*) formant un léger zigzag, souvent ramifié mais de façon plus ou moins irrégulière. Les branches ont tendance à être plutôt alternes, mais c'est très variable. Les tiges principales, ainsi que les branches ont une structure similaire, composée de petits segments empilés qui portent chacun une hydrothèque*.
Les hydrothèques naissent toujours en position alterne. Elles sont tubulaires, portées sur un petit pédoncule* à la base. Selon l'espèce, leur ouverture est pourvue ou non de dents marginales et d'opercules*.
Les colonies fertiles portent, sur les tiges ou les branches, des structures ovoïdes (gonothèques*) qui renferment les gamètes.

Espèces ressemblantes

Les trois espèces de Thyroscyphus des Caraïbes sont difficilement reconnaissables sans un examen à la loupe binoculaire.
Voici les critères qui permettent éventuellement de les reconnaître :
- les hydrothèques de Thyroscyphus marginatus (Allman, 1877) ne sont pas fermées par des opercules et leur bord est lisse ;
- les hydrothèques de Thyroscyphus ramosus Allman, 1877 ont un bord pourvu de 4 dents et possèdent un appareil operculaire composé de 4 valves triangulaires ;
- les hydrothèques de Thyroscyphus longicaulis Splettstösser, 1929 ressemblent à celles de Thyroscyphus ramosus, mais elles sont plus longues, plus fines, plus fragiles, et les 4 dents sont davantage pointues.

Alimentation

Ces hydraires sont microphages* : ils se nourrissent du plancton* capturé à l'aide de leurs tentacules dans le courant.

Reproduction - Multiplication

Les sexes sont séparés.
Les gamètes* des deux sexes sont libérés de leur gonothèques* respectives dans la colonne d'eau, où a lieu la fécondation.
L'œuf fécondé se développe en une larve planula* qui, une fois qu'elle aura trouvé un substrat favorable, se différenciera pour donner naissance à un polype primaire renfermé dans son hydrothèque. Par bourgeonnement latéral, celui-ci formera une suite de segments similaires qui composeront une nouvelle tige, donc une nouvelle colonie.

Vie associée

Les grandes colonies peuvent occasionnellement constituer un support pour d'autres hydraires de plus petite taille.

Informations complémentaires

Ces hydraires sont légèrement urticants.

Origine des noms

Origine du nom français

Le nom d'hydraire-algue (repris de l'anglais) fait allusion, soit à l'aspect de courte végétation, soit au fait que les colonies sont souvent encrassées et recouvertes d'algues filamenteuses.

Origine du nom scientifique

Thyroscyphus : du grec [thyr-] = porte d'entrée, vestibule ; et [scupho-] = coupe.

marginatus : du latin [margino] = entourer d'une bordure. Décrit le bord de l'hydrothèque, dépourvu de dents.

ramosus : du latin [ramosus] = à branches multiples. Décrit le branchement quelque peu irrégulier sur la tige.

longicaulis : du latin [long-] = long ; et [caul-] = tige. Décrit les hydrothèques portées sur un pédoncule allongé.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Sous-classe Hydroidolina Hydroïdes Hydrozoaires dont le cycle de vie présente toujours une phase polype.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Famille Thyroscyphiidae Thyroscyphiidés
Genre Thyroscyphus
Espèce spp.

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