Coquille conique, relativement petite mais solide
Silhouette triangulaire à base plate ou concave
Dernier tour anguleux ou caréné à la périphérie
Petit ombilic fermé ou réduit à une étroite fente
Fond clair à lignes rouges interrompues, aspect ponctué
Ponctuations roses à rougeâtres, souvent carrées
Manteau grisâtre pâle à fines lignes rares et taches grises
Sole du pied pâle jaunâtre
Tentacules annelés de noir
Troque à raies rares, troque rarilinée
Concave gibbula (GB), Peonza cóncava (E), Buckelschnecke (D), Spaarzaam Gelijnde Tolhoren (NL), Udubljeni zvrk (Croatie)
Gibbula rarilineata (Michaud, 1829)
Gibbulastra rarilineata (Michaud, 1829)
Trochus rarilineatus Michaud, 1829
Gibbula purpurata Brusina, 1865
Trochus cossurensis Monterosato, 1875
Gibbula rarilineata var. pulchella Pallary, 1919
Steromphala crimeana V. Anistratenko & Starobogatov, 1991
Méditerranée (endémique)
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française]L'espèce est largement répartie dans l'ensemble de la Méditerranée, où elle est généralement commune sur les côtes rocheuses. Son aire de distribution couvre les bassins occidental et oriental de la Méditerranée, ainsi que la mer Noire, où elle est présente jusqu'aux côtes de Crimée.
En Méditerranée occidentale, elle est signalée sur les côtes espagnoles, françaises et italiennes. Elle est également présente en Afrique du Nord, du Maroc à la Libye occidentale (Bek-Benghazi et al., 2020). Pallary (1912) la mentionne notamment à Tanger, au cap Spartel, à Ceuta, à Melilla et au Peñón de Vélez, dans la zone de transition entre Atlantique et Méditerranée. En revanche, aucune population établie n'est connue à ce jour sur les côtes atlantiques voisines du détroit de Gibraltar.
Vers l'est, l'espèce est connue sur les côtes levantines du Liban et de la Syrie, où Pallary signale que les exemplaires observés sont généralement de petite taille. Elle est également présente en Adriatique.
La gibbule à lignes rares fréquente les eaux peu profondes des côtes rocheuses. On la rencontre principalement dans la partie basse de l'estran, où elle se cache sous les pierres ou dans les petites cavités du substrat*. Elle est également présente dans les mares littorales, mais reste souvent difficile à repérer car elle se tient généralement dans les recoins les plus abrités.
On peut aussi l'observer à proximité des aménagements côtiers, notamment à l'extrémité des jetées et des digues.
La gibbule à lignes rares possède une coquille relativement petite mais épaisse et solide*. Sa forme générale est triangulaire, avec une périphérie anguleuse et une base aplatie à légèrement concave, caractère considéré comme diagnostique de l'espèce. Le diamètre et la hauteur de la coquille sont proches (H/D = 0,85-1), généralement compris entre 10 et 13 mm, exceptionnellement jusqu'à 15 mm.
La spire*, obtuse au sommet, est constituée de cinq à six tours droits ou très faiblement convexes. Ceux-ci peuvent paraître légèrement anguleux à leur partie supérieure comme inférieure. Le dernier tour est parfois légèrement caréné* à la périphérie.
La surface de la coquille dans les tours est parcourue de nombreux sillons transversaux réguliers. Le dernier tour porte généralement une dizaine de stries assez profondes sur sa face supérieure ainsi qu'à sa base.
L'ouverture de la coquille est arrondie à subquadrangulaire et présente un bord externe épaissi. Celui-ci est fortement incliné et vient s'insérer sur l'arête anguleuse inférieure du dernier tour. La columelle* porte un repli étroit avec la dent columellaire très peu développée. L'ombilic* est le plus souvent fermé et bordé par un sillon. Il peut parfois subsister sous la forme d'une étroite fente et, exceptionnellement, rester ouvert, arrondi. L'opercule* est corné et présente de fines stries concentriques peu marquées.
La sculpture et la coloration de la coquille sont très proches de celles de Steromphala divaricata. Le fond est clair, blanc rosâtre, gris olivâtre, gris cendré ou parfois jaune verdâtre. Il est orné de fines lignes rouges sinueuses dont la continuité est interrompue par les stries de la coquille, donnant naissance à un réseau caractéristique de ponctuations. Ces points, généralement en forme de petit carré, sont souvent bordés de blanc bleuté dans l'axe des cordons spiralés.
L'intérieur de la coquille est nacré.
La coloration de l'animal rappelle également celle de S. divaricata, mais la sole* du pied* est souvent un peu plus claire et le motif du manteau* présente moins de lignes, concentrées surtout en partie basse et complétées, plus haut, par des taches grises arrondies sur un fond blanchâtre. Les tentacules* sont blanchâtres, annelés de noir.
Steromphala rarilineata présente une morphologie relativement constante. Quelques variétés ont toutefois été décrites dans la littérature ancienne sur la base de différences de taille, de forme ou de coloration : var. minor (de petite taille), var. alta (à spire plus haute), var. depressa (à forme aplatie), var. viridula (de teinte verdâtre), var. rosea (de teinte rosée), etc. Ces formes sont aujourd'hui considérées comme de simples variations individuelles.
La forme générale de la coquille de Steromphala rarilineata a souvent été rapprochée, dans la littérature ancienne, de celles de ses deux congénères S. cineraria et S. pennanti. Ces espèces étant absentes de Méditerranée, cette proximité n'a aujourd'hui qu'un intérêt historique et ne conduit à aucune confusion réelle sur le terrain.
Parmi les espèces méditerranéennes avec lesquelles une confusion sur le terrain est possible, on peut citer :
- Steromphala divaricata ou gibbule divariquée. La sculpture et la coloration des deux espèces sont très proches, ce qui explique qu'un grand nombre d'auteurs anciens aient considéré S. rarilineata comme une simple variété de S. divaricata. Les études morphologiques et génétiques récentes confirment toutefois qu'il s'agit bien de deux espèces distinctes.
Les adultes de la gibbule divariquée se distinguent généralement par leur taille plus importante (jusqu'à 25 mm contre 15 mm chez S. rarilineata), ainsi que par la forme de leur dernier tour, arrondi, et de leur base, typiquement convexe. Chez S. rarilineata, le dernier tour est plus anguleux et la base légèrement concave. Sa coquille est également plus basse et présente un angle apical* plus obtus et une ouverture moins arrondie. La distinction devient cependant beaucoup plus délicate chez les juvéniles, car ceux de S. divaricata peuvent présenter un profil similaire et même une base légèrement concave.
Le motif de coloration plus fin observé chez S. rarilineata constitue un indice utile, mais moins fiable à lui seul en raison de la grande variabilité de S. divaricata. Chez cette espèce, les taches rouges sont généralement plus allongées, plus rapprochées et de forme rectangulaire, tandis que chez S. rarilineata elles sont plus espacées, plus courtes, souvent carrées.
Les animaux vivants peuvent également être distingués par leur coloration : S. rarilineata présente un manteau* généralement plus clair et tacheté, la sole* plus pâle. Des anneaux noirs nettement plus marqués peuvent être observés sur les tentacules* épipodiaux* (Prkić, Stanić et Ugarković, 2024).
- Steromphala varia ou gibbule variable. La taille des deux espèces est comparable. La silhouette générale de la gibbule variable est proche de celle de S. rarilineata, mais la coquille est moins robuste, avec des parois plus fines. La sculpture en surface de la coquille est également différente : S. varia présente un plus grand nombre de stries, plus fines et moins profondes. Son ombilic* est bordé par une carène* saillante. L'ornementation de la coquille constitue également un critère utile. Alors qu'elle est relativement constante chez S. rarilineata, elle est beaucoup plus variable chez la gibbule variable, tant par la couleur de fond (jaune, rougeâtre, marron, vert kaki) que par les motifs (ponctué de blanc, marbré, etc.).
Comme les autres Trochidés, les gibbules à lignes rares sont des brouteurs herbivores ou détritivores*. Ces petits gastéropodes broutent le biofilm* qui se développe à la surface des rochers ou sur d'autres substrats* durs. Ils prélèvent cette nourriture à l’aide de leur radula* (langue râpeuse).
La radula de Steromphala rarilineata se distingue des autres Trochidés par une base particulièrement large (Gaillard, 1954).
Aucune étude spécifique consacrée à la reproduction de Steromphala rarilineata n'a été retrouvée dans la littérature consultée. Comme chez les autres Trochidés méditerranéens, la reproduction est vraisemblablement sexuée, avec émission des gamètes* en pleine eau et développement larvaire* planctonique*. Les jeunes larves* assurent ainsi une partie de la dispersion de l'espèce avant leur installation sur le substrat*.
Aucun dimorphisme* sexuel visible n'a été signalé et les mâles comme les femelles semblent présenter le même aspect extérieur.
Les observations sur le terrain ainsi que les différentes sources bibliographiques indiquent que Steromphala rarilineata partage souvent les mêmes habitats que S. divaricata. Les espèces associées sont donc souvent les mêmes, en particulier les gastéropodes littoraux fréquentant les côtes rocheuses méditerranéennes.
Pallary (1912) signale ainsi les deux gibbules vivant ensemble sur les rochers du littoral syrien, en compagnie de la troque de Richard Phorcus richardi.
Les observations publiées montrent une espèce généralement commune sur les côtes rocheuses méditerranéennes, bien que son abondance semble variable selon les régions. Michaud (1829) considérait la gibbule à lignes rares comme peu fréquente sur les côtes françaises du golfe du Lion. Il la signalait néanmoins à Collioure, Sète et Agde. À l'inverse, Pallary (1900) la décrit comme abondante sur les côtes rocheuses de la région d'Oran, en Algérie.
Notons que l'espèce a également été signalée dans les grottes marines de Méditerranée orientale (Grèce), où elle a été observée de manière ponctuelle lors d'inventaires récents (Digenis et al., 2025). Il est toutefois difficile de la considérer comme caractéristique de ce type d'habitat, puisqu'elle n'a été recensée qu'une seule fois dans une étude portant sur 27 grottes.
Les noms vernaculaires dérivés de rarilineata sont fidèles à l'épithète scientifique, mais ils décrivent finalement un caractère peu discriminant puisque la coloration rapproche justement Steromphala rarilineata de S. divaricata. Plusieurs noms étrangers mettent en revanche l'accent sur la forme de la coquille, et plus particulièrement sur sa base légèrement concave, considérée comme le principal caractère diagnostique de l'espèce. C'est notamment le cas de l'anglais Concave gibbula (gibbule concave), de l'espagnol Peonza cóncava (toupie concave) ou encore du croate Udubljeni zvrk (troque creusée).
Par curiosité, on peut noter que l'un des synonymes scientifiques récents de l'espèce, Steromphala crimeana, a été proposé par Anistratenko et Starobogatov en 1991 à partir de spécimens provenant de Crimée, où l'espèce est largement répandue. Ce cas montre que S. rarilineata a encore été considérée comme un taxon distinct en mer Noire à une époque relativement récente. Il est intéressant de noter que les fiches FAO de Fischer, Bauchot et Schneider (1987), consacrées à la zone de pêche 37 (Méditerranée et mer Noire), ne mentionnent pas sa présence dans cette région.
Gibbule : francisation du nom scientifique Gibbula.
(Troque) : synonyme de gibbule, faisant référence à la forme arrondie de la coquille.
À lignes rares, à raies rares ou rarilinée : traductions directes de l'épithète latine rarilineata, en référence au motif de coloration de la coquille constitué de fines lignes rouges interrompues, espacées.
Steromphala : du grec [stereos] = solide, dur et du grec [omphalos] = nombril, ombilic, en référence à l'ombilic caractéristique de plusieurs espèces du genre.
Gibbula (ancien nom de genre) : du latin [gibba] = bosse, associé au suffixe diminutif [-ula]. Le nom évoque ainsi un petit gastéropode dont la coquille présente une forme bombée, semblable à une petite bosse ou un monticule.
Trochus (ancien nom de genre) : du latin [trochus], lui‑même issu du grec ancien [trokhós] = roue, disque ou cerceau. Ce nom est mentionné pour la première fois chez le naturaliste français Guillaume Rondelet (1507‑1556), qui l’utilisa pour désigner divers coquillages présentant une forme comparable.
rarilineata : du latin [rarus] = rare, peu abondant et [lineata], forme féminine de l’adjectif latin [lineatus] = à lignes, rayé. L'épithète fait référence aux fines lignes espacées ornant la coquille.
Numéro d'entrée WoRMS : 1039847
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Mollusca | Mollusques | Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. |
| Classe | Gastropoda | Gastéropodes | Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. |
| Sous-classe | Vetigastropoda | Vétigastropodes | Coquille de forme très variable, la plupart des espèces possèdent un opercule. La tête possède une seule paire de tentacules céphaliques et le mufle porte la bouche. Des tentacules épipodiaux* (à rôle sensoriel) sont présents sur les côtés du corps. |
| Ordre | Trochida | Trochida | |
| Super-famille | Trochoidea | Trochoïdes | |
| Famille | Trochidae | Trochidés | Coquille de 3 à 130 mm, très variable, colorée ou avec des bandes sombres, quelques tours seulement. Intérieur de la coquille nacré. Opercule corné, circulaire multispiré. 3 ou plus paires de tentacules épipodiaux le long du pied. |
| Sous-famille | Cantharidinae | Cantharidinés | |
| Genre | Steromphala | ||
| Espèce | rarilineata |
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Petite gibbule à silhouette triangulaire
La coquille de la gibbule à lignes rares est relativement petite et présente une silhouette triangulaire caractéristique. Le sommet de la spire est obtus, les tours sont peu convexes. Le dernier tour est anguleux à la périphérie et la base, aplatie à légèrement concave, constitue l'un des principaux critères d'identification de l'espèce.
Anse de la Scaletta, Saint-Jean-Cap-Ferrat (06), 2 m
20/07/2026
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Coquille compacte
L’espèce possède une coquille relativement petite mais robuste. La spire est modérément élevée et constituée de cinq à six tours presque droits. Ils peuvent paraître légèrement anguleux à leur partie supérieure comme inférieure. Leur surface est parcourue de nombreux sillons transversaux réguliers.
Plage de la Vieille Chapelle, Marseille (13), sur la digue
13/08/2025
Apex
Le sommet (apex) de la coquille de Steromphala rarilineata est généralement peu pointu. Arrondi et obtus, il est souvent plus clair que le reste de la coquille. Les premiers tours de spire sont lisses et ne présentent ni stries marquées ni le motif de ponctuations rouges caractéristique de l'espèce.
Pointe Croisette, Nice (06), 1 m
08/04/2023
Base et opercule
La base de la coquille, aplatie à légèrement concave, est considérée comme caractéristique de l'espèce. Elle est parcourue d'une dizaine de sillons concentriques qui deviennent blanchâtres aux abords de l'ombilic. Ce dernier est petit et généralement fermé, mais peut parfois rester ouvert et arrondi. L'opercule est corné et présente de fines stries concentriques.
Plage de la Vieille Chapelle, Marseille (13), sur la digue
13/08/2025
Animal timide
La coloration des parties molles est assez discrète. La sole du pied est généralement jaunâtre à orangée pâle. Le manteau montre un réseau de lignes longitudinales grises, plus ou moins foncées, sur un fond blanchâtre finement granuleux. Dans sa partie supérieure, ce motif est remplacé par des taches grises arrondies.
Plage du Grand Roucas, Prado Nord, Marseille (13)
28/06/2026
Vue de dessous
En vue ventrale de Steromphala rarilineata, on peut observer la sole du pied pâle, pratiquement transparente sur les bords. Les tentacules céphaliques sont annelés de noir et les yeux sont portés à leur base sur de petits pédoncules. Les trois paires de tentacules épipodiaux sont plus fines et plus discrètes. La face inférieure de la coquille apparaît plus claire que la face supérieure, avec des ponctuations rouges moins marquées.
Hyères (83)
16/05/2026
Comparaison et détails
La première rangée (coquille de 14 mm) présente la gibbule divariquée Steromphala divaricata, espèce ressemblante mais généralement de plus grande taille. La coloration et le motif de la coquille peuvent être très similaires, mais la forme du dernier tour constitue souvent un bon critère de différenciation chez les spécimens adultes : arrondi chez S. divaricata, plus anguleux chez S. rarilineata. Les trois rangées inférieures présentent plusieurs coquilles, plus ou moins typiques, de S. rarilineata ainsi que quelques détails de leur ornementation.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Différentes plages de Marseille (13), en épaves
2025-2026
Comparaison des congénères
Les coquilles vides de deux espèces pouvant être observées sur l'estran rocheux méditerranéen sont comparées ici : deux coquilles de Steromphala varia (colonne de gauche) et quatre coquilles de S. rarilineata (colonne centrale et de droite). La taille et l'ornementation peuvent paraître très similaires au premier regard, en particulier chez les coquilles roulées, observées dans la laisse de mer. Une identification fiable repose donc sur l'observation de plusieurs caractères morphologiques.
Chez la gibbule variable, la coquille est moins épaisse et sa sculpture plus fine. Les ponctuations sont généralement blanchâtres plutôt que rouges. Son ombilic, plus grand et plus profond, est toujours bordé par une carène saillante.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Différentes plages de Marseille (13), en épaves
2025-2026
Variété ou espèce indépendante ?
Les auteurs figurent Trochus divaricatus (1), ancien synonyme de Steromphala divaricata, et sa variété rarilineatus (2), généralement plus petite, présentant un dernier tour légèrement caréné et une base subconcave, tout en étant rattachée à l’espèce type. Conscients du polymorphisme de T. divaricatus, ils mettent en garde leurs confrères naturalistes contre la multiplication inutile de nouveaux noms fondés sur de simples variations morphologiques.
Il est intéressant de constater que la gibbule à lignes rares est déjà représentée avec plusieurs de ses caractères distinctifs actuels : ponctuations rouges plus espacées, silhouette plus triangulaire et base visiblement concave.
Figures 1 et 2, planche 47. dans le Volume XII de l’ouvrage « Spécies Général et iconographie des coquilles vivantes… » par les malacologistes français Louis Charles Kiener (1799-1881) et Paul Henri Fischer (1835-1893)
Reproduction de documents anciens
1880
Dessin historique
Ces figures mettent en évidence la silhouette triangulaire de la coquille de la gibbule à lignes rares et sa base légèrement concave, où l'ombilic est visible sous la forme d'une étroite fente. Notons que la vue de dessous (90), représentée ici en noir et blanc, est identique à celle publiée quelques années plus tôt par Kiener et Fischer (1880), dans leur ouvrage en couleur.
Figures 90 et 91 de la planche 33 dans l’ouvrage « Manual of Conchology, structural and systematic… » de J.W. Tryon Jr. et H.A. Pilsbry
Reproduction de documents anciens
1889
Radula
Le dessin montre les dents sur la radula (agrandissement x 450, 1/3 d’une rangée), la langue râpeuse dans la bouche du mollusque. L’auteur précise que la base (des dents) est très large.
Fig. n°2 dans l’article « Révision des espèces de côtes de France du genre Gibbula Risso (Mollusque Prosobranche) » publié par le malacologue français Jean-Maurice Gaillard
Reproduction de documents anciens
1954
Rédacteur principal : Miroslava MATEJCEKOVA
Vérificateur : Philippe LE GRANCHÉ
Responsable régional : Philippe LE GRANCHÉ
Affenzeller S., Haar N., Steiner G., 2017, Revision of the genus complex Gibbula: an integrative approach to delineating the Eastern Mediterranean genera Gibbula Risso, 1826, Steromphala Gray, 1847, and Phorcus Risso, 1826 using DNA-barcoding and geometric morphometrics (Vetigastropoda, Trochoidea), Organisms Diversity & Evolution, 17, 789–812.
Anistratenko V. V., Starobogatov Y. I., 1991, Mollusks of the order Trochiformes (Gastropoda, Pectinibranchia) from the Black Sea and the Sea of Azov [en russe, résumé anglais], Bulleten Moskovskogo obscestva ispytatelej priroda. Otdel biologiceskij, 96(1), 65‑71.
Bek‑Benghazi N., Al‑Mgoushi A., Hadoud D., Shakman E., 2020, Marine Mollusca of the Libyan waters, the southern Mediterranean Sea. Journal of the Black Sea / Mediterranean Environment, 26(3), 263–285.
Brusina S., 1865, Conchiglie dalmate inedite, Verhandlungen der Kaiserlich-königlichen Zoologisch-Botanischen Gesellschaft in Wien, 15, 3‑42.
Claudon E., 1902, Faunule malacologique marine de Saint-Raphaël (Var), La Feuille Des Jeunes Naturalistes, IV, 32 (381-382), 20p., pl. 1
Digenis M., Ragkousis M., Dimitriadis C., Katsanevakis S., Gerovasileiou V., 2025, Assessing the Motile Fauna of Eastern Mediterranean Marine Caves, Fishes, MDPI, 10(8), 383.
Gaillard J. M., 1954, Révision des espèces de côtes de France du genre Gibbula Risso (Mollusque Prosobranche), Bulletin du Muséum National d'histoire Naturelle, 26(2), 238-243.
Gruvel A., Moazzo G., 1929, Mission Gruvel sur les côtes de Syrie (1928‑1929) : Première liste de Mollusques récoltés par MM. A. Gruvel et G. Moazzo sur les côtes de Syrie, Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, 2e série, 1(6), 419‑429.
Kantor Y. I., Sysoev A. V., 2006, Marine and brackish water Gastropoda of Russia and adjacent countries: an illustrated catalogue, KMK Scientific Press, Moscow (Moscou), 372p., pls. 140.
Kiener L. C., Fischer P., 1880, Spécies Général et iconographie des coquilles vivantes comprenant la Collection du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, la collection Lamarck, celle du prince Masséna (appartenant maintenant à M. B. Delessert) et les découvertes récentes des voyageurs, Genres Calcar, Trochus, Xenophora, Tectarius et Risella, Vol. XII, J.-B. Baillière et fils, Paris, 480p., pls.120.
Locard A., 1890-1891, Les coquilles marines des côtes de France, Description des familles, genres et espèces, Annales de la Société linnéenne de Lyon, 37, 3-384.
Locard A., Caziot E., 1901, Les coquilles marines des côtes de Corse (fin), Annales de la Société linnéenne de Lyon, 47, 159-291.
López‑Márquez V., Templado J., Buckley D., Marino I., Boscari E., Micu D., Zane L., Machordom A., 2019, Connectivity among populations of the top shell Gibbula divaricata in the Adriatic Sea, Frontiers in Genetics, 10, art. 108.
Michaud A.-L.-G., 1829, Description de plusieurs espèces nouvelles de coquilles vivantes, Bulletin d'Histoire Naturelle de la Société Linnéenne de Bordeaux, 3, 260‑276, pls. 5.
Monterosato T. A. di, 1875, Nuova rivista delle Conchiglie Mediterranee, Atti dell'Accademia di Scienze, Lettere ed Arti di Palermo, Nuova Serie, 5(1), 1‑50.
Öztürk B., Doğan A., Bitlis-Bakir B., Salman A., 2014, Marine molluscs of the Turkish coasts: an updates checklist, Turkish Journal of Zoology, 38, 832-879.
Pallary P., 1900, Coquilles marines du littoral du département d'Oran, Journal de Conchyliologie, 48 (3), 211-422.
Pallary P., 1906, Addition à la faune malacologique du golfe de Gabès (3e article), Journal de Conchyliologie, 54(2), 77-124.
Pallary P., 1912, Exploration scientifique du Maroc, organisée par la Société de Géographie de Paris. Fascicule II : Malacologie, Masson et Cie, Paris, 1–108, pls. 4.
Pallary P., 1912, Liste des mollusques marins des côtes de la Syrie, La Feuille des jeunes naturalistes, Ve série, 42, 504, 171–174.
Pallary P., 1938, Les mollusques marins de la Syrie (Planches I et II), Journal de Conchyliologie, 82(1), 5-58, pls. 1-2.
Petović S., Gvozdenović S., Ikica Z., 2017, An Annotated Checklist of the Marine Molluscs of the South Adriatic Sea (Montenegro) and a Comparison with Those of Neighbouring Areas, Turkish Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 17, 921-934
Prkić J., Stanić R., Ugarković P., 2024, Morski puževi Jadrana - 1. dio (Patelloidea - Epitonioidea) / Marine gastropods of the Adriatic - 1st part (Patelloidea - Epitonioidea), Split, published by the authors, 496p., pls. 304.
Tarruella Ruestes A., Fontanet Giner M., 2001, Moluscos marinos del Golf de Sant Jordi (L'Ampolla) y del Port dels Alfacs, Spira, 1(1), 1-5.
Tarruella Ruestes A., 2002, Moluscos marinos de Cap Ras y Llançà (Girona, NE de la península Ibérica), Spira, 1(2), 1-14.
La page de Steromphala rarilineata sur le site de référence de DORIS pour les mollusques : MolluscaBase
La page de Steromphala rarilineata dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
Les textes et images sont sous licence et ne sont pas libres de droit.
Pour les ayants-droits, connectez-vous.
Pour toute demande d'utilisation (exemple d'un formateur Bio de la FFESSM...) contactez nous ici.