Troque à raies rares, troque rarilinée
Concave gibbula (GB), Peonza cóncava (E), Buckelschnecke (D), Spaarzaam Gelijnde Tolhoren (NL), Udubljeni zvrk (Croatie)
Gibbula rarilineata (Michaud, 1829)
Gibbulastra rarilineata (Michaud, 1829)
Trochus rarilineatus Michaud, 1829
Gibbula purpurata Brusina, 1865
Trochus cossurensis Monterosato, 1875
Gibbula rarilineata var. pulchella Pallary, 1919
Steromphala crimeana V. Anistratenko & Starobogatov, 1991
Méditerranée (endémique)
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française]
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Petite gibbule à silhouette triangulaire
La coquille de la gibbule à lignes rares est relativement petite et présente une silhouette triangulaire caractéristique. Le sommet de la spire est obtus, les tours sont peu convexes. Le dernier tour est anguleux à la périphérie et la base, aplatie à légèrement concave, constitue l'un des principaux critères d'identification de l'espèce.
Anse de la Scaletta, Saint-Jean-Cap-Ferrat (06), 2 m
20/07/2026
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Coquille compacte
L’espèce possède une coquille relativement petite mais robuste. La spire est modérément élevée et constituée de cinq à six tours presque droits. Ils peuvent paraître légèrement anguleux à leur partie supérieure comme inférieure. Leur surface est parcourue de nombreux sillons transversaux réguliers.
Plage de la Vieille Chapelle, Marseille (13), sur la digue
13/08/2025
Apex
Le sommet (apex) de la coquille de Steromphala rarilineata est généralement peu pointu. Arrondi et obtus, il est souvent plus clair que le reste de la coquille. Les premiers tours de spire sont lisses et ne présentent ni stries marquées ni le motif de ponctuations rouges caractéristique de l'espèce.
Pointe Croisette, Nice (06), 1 m
08/04/2023
Base et opercule
La base de la coquille, aplatie à légèrement concave, est considérée comme caractéristique de l'espèce. Elle est parcourue d'une dizaine de sillons concentriques qui deviennent blanchâtres aux abords de l'ombilic. Ce dernier est petit et généralement fermé, mais peut parfois rester ouvert et arrondi. L'opercule est corné et présente de fines stries concentriques.
Plage de la Vieille Chapelle, Marseille (13), sur la digue
13/08/2025
Animal timide
La coloration des parties molles est assez discrète. La sole du pied est généralement jaunâtre à orangée pâle. Le manteau montre un réseau de lignes longitudinales grises, plus ou moins foncées, sur un fond blanchâtre finement granuleux. Dans sa partie supérieure, ce motif est remplacé par des taches grises arrondies.
Plage du Grand Roucas, Prado Nord, Marseille (13)
28/06/2026
Vue de dessous
En vue ventrale de Steromphala rarilineata, on peut observer la sole du pied pâle, pratiquement transparente sur les bords. Les tentacules céphaliques sont annelés de noir et les yeux sont portés à leur base sur de petits pédoncules. Les trois paires de tentacules épipodiaux sont plus fines et plus discrètes. La face inférieure de la coquille apparaît plus claire que la face supérieure, avec des ponctuations rouges moins marquées.
Hyères (83)
16/05/2026
Comparaison et détails
La première rangée (coquille de 14 mm) présente la gibbule divariquée Steromphala divaricata, espèce ressemblante mais généralement de plus grande taille. La coloration et le motif de la coquille peuvent être très similaires, mais la forme du dernier tour constitue souvent un bon critère de différenciation chez les spécimens adultes : arrondi chez S. divaricata, plus anguleux chez S. rarilineata. Les trois rangées inférieures présentent plusieurs coquilles, plus ou moins typiques, de S. rarilineata ainsi que quelques détails de leur ornementation.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Différentes plages de Marseille (13), en épaves
2025-2026
Comparaison des congénères
Les coquilles vides de deux espèces pouvant être observées sur l'estran rocheux méditerranéen sont comparées ici : deux coquilles de Steromphala varia (colonne de gauche) et quatre coquilles de S. rarilineata (colonne centrale et de droite). La taille et l'ornementation peuvent paraître très similaires au premier regard, en particulier chez les coquilles roulées, observées dans la laisse de mer. Une identification fiable repose donc sur l'observation de plusieurs caractères morphologiques.
Chez la gibbule variable, la coquille est moins épaisse et sa sculpture plus fine. Les ponctuations sont généralement blanchâtres plutôt que rouges. Son ombilic, plus grand et plus profond, est toujours bordé par une carène saillante.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Différentes plages de Marseille (13), en épaves
2025-2026
Variété ou espèce indépendante ?
Les auteurs figurent Trochus divaricatus (1), ancien synonyme de Steromphala divaricata, et sa variété rarilineatus (2), généralement plus petite, présentant un dernier tour légèrement caréné et une base subconcave, tout en étant rattachée à l’espèce type. Conscients du polymorphisme de T. divaricatus, ils mettent en garde leurs confrères naturalistes contre la multiplication inutile de nouveaux noms fondés sur de simples variations morphologiques.
Il est intéressant de constater que la gibbule à lignes rares est déjà représentée avec plusieurs de ses caractères distinctifs actuels : ponctuations rouges plus espacées, silhouette plus triangulaire et base visiblement concave.
Figures 1 et 2, planche 47. dans le Volume XII de l’ouvrage « Spécies Général et iconographie des coquilles vivantes… » par les malacologistes français Louis Charles Kiener (1799-1881) et Paul Henri Fischer (1835-1893)
Reproduction de documents anciens
1880
Dessin historique
Ces figures mettent en évidence la silhouette triangulaire de la coquille de la gibbule à lignes rares et sa base légèrement concave, où l'ombilic est visible sous la forme d'une étroite fente. Notons que la vue de dessous (90), représentée ici en noir et blanc, est identique à celle publiée quelques années plus tôt par Kiener et Fischer (1880), dans leur ouvrage en couleur.
Figures 90 et 91 de la planche 33 dans l’ouvrage « Manual of Conchology, structural and systematic… » de J.W. Tryon Jr. et H.A. Pilsbry
Reproduction de documents anciens
1889
Radula
Le dessin montre les dents sur la radula (agrandissement x 450, 1/3 d’une rangée), la langue râpeuse dans la bouche du mollusque. L’auteur précise que la base (des dents) est très large.
Fig. n°2 dans l’article « Révision des espèces de côtes de France du genre Gibbula Risso (Mollusque Prosobranche) » publié par le malacologue français Jean-Maurice Gaillard
Reproduction de documents anciens
1954
Rédacteur principal : Miroslava MATEJCEKOVA
Vérificateur : Philippe LE GRANCHÉ
Responsable régional : Philippe LE GRANCHÉ
La page de Steromphala rarilineata sur le site de référence de DORIS pour les mollusques : MolluscaBase
La page de Steromphala rarilineata dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
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