Polycère des Féroé

Polycera faeroensis | Lemche, 1929

N° 296

Manche, Atlantique, Méditerranée

Clé d'identification

Corps blanc translucide
Tête semi-circulaire avec 8 à 12 papilles jaunes sur le front
Souvent sur des bryozoaires dont elle se nourrit

Noms

Autres noms communs français
Polycéra des Féroé
Noms communs internationaux
Polycera (GB, NL, D), Policera (E, P)
Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Polycera nonlineata Thompson, 1840

Distribution géographique

Manche, Atlantique, Méditerranée

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Manche, Atlantique, Méditerranée. Sa présence au sud du golfe du Morbihan (golfe de Gascogne, côte sud espagnole méditerranéenne) semble récente.
En dehors des côtes françaises, elle est signalée aux îles Féroé, en Scandinavie et sur les côtes nord et ouest de Grande-Bretagne.

Biotope

Fond rocheux de l’infralittoral jusqu’à 35 m de profondeur. Cependant, sa présence jusqu’à 120 m de profondeur a été signalée aux îles Féroé.

Description

Petit nudibranche délicat, dont le corps translucide agrémenté de quelques taches jaunes, peut atteindre 45 mm de longueur. La tête, semi-circulaire, porte le plus souvent 8 tentacules frontaux (parfois plus). L’extrémité des tentacules, des rhinophores, des branchies et de la queue ont une pigmentation jaune.

Espèces ressemblantes

Polycera quadrilineata : on la distingue par le nombre de papilles frontales, 4 ou 6 pour P. quadrilineata, et par la présence de points jaunes sur le dos de l’animal.

Alimentation

Polycera faeroensis est carnivore et elle se nourrit de bryozoaires des genres Crisia, Bugula ou Cellepora.

Reproduction - Multiplication

L’espèce, hermaphrodite*, a une reproduction sexuée.
La ponte, en forme de ruban blanc de 2 à 3 mm de large, est déposée en spirale sur des bryozoaires de mai à septembre. Chaque ruban, qui peut atteindre jusqu’à 30 mm de long, peut contenir jusqu’à 10 000 œufs.

Vie associée

Les bryozoaires sur lesquelles vit le nudibranche.

Origine des noms

Origine du nom français

Polycère des Féroé est la francisation du nom scientifique Polycera faeroensis.

Origine du nom scientifique

Polycera : du grec [poly] = beaucoup et [keras] = corne. Qui porte donc de nombreuses cornes.

faeroensis : originaire des îles Féroé.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Doridina Doridiens Corps aplati. Anus dorsal entouré complètement ou partiellement par des branchies de remplacement ramifiées qui peuvent être rétractées (voire absentes). Mangeurs d’éponges, habituellement armés de spicules calcaires internes.
Famille Polyceridae Polycéridés Doridiens limaciformes aux rhinophores lamellés avec souvent quelques papilles frontales et branchiales. Présence de lobes oraux sur la tête ou de tentacules buccaux développés.
Genre Polycera
Espèce faeroensis

Nos partenaires