Forme cylindrique de couleur générale brun clair à orangé
Taches blanches sur le corps, liseré blanc sur la terminaison du bouclier postérieur et bande blanche transversale au milieu de la partie dorsale
Parapodes collés au corps
Bouclier céphalique non relevé dans sa partie postérieure
Tâches oculaires parfois visibles
Spinoaglaja wildpretii (Ortea, Bacallado & Moro, 2003)
Philinopsis wildpretii (Ortea, Bacallado & Moro, 2003)
La taxonomie au niveau du genre est pour l'heure assez discutée, voire disputée.
Méditerranée et Atlantique proche
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française] Cette espèce a été très rarement observée vivante.
Pour la distribution connue, citons synthétiquement : l'archipel des Canaries dans l'Atlantique et pour la Méditerranée, la Costa Brava en Espagne, la Côte varoise en France, la Sardaigne en Italie et probablement la Grèce.
Plus en détails :
L'espèce a été initialement décrite à partir de 3 spécimens collectés sur Gran Canaria, île espagnole de l'archipel des Canaries, dans l'Est Atlantique. Une photo antérieure à la description originale montrait un animal photographié en 1998, également sur Gran Canaria.
Une publication [Trainito et al. 2014] signale la présence de 5 spécimens vivants, rencontrés au cours de plusieurs plongées dans le nord-est de la Sardaigne (novembre et décembre 2012, octobre et décembre 2013) soit le premier signalement historiquement publié de l'espèce vivante en Méditerranée.
Parallèlement, un spécimen a été photographié en juillet 2012 sur les côtes françaises de Méditerranée à Anthéor (Var, commune de Saint-Raphaël) par le rédacteur de cette fiche, soit la première attestation visuelle de l'espèce sur les côtes françaises ayant fait l'objet d'une publication [Horst et al. 2015].
Il existe sur des sites internet espagnols des photos prises en 2014 à Palamos, puis en octobre 2015 sur le Cap de Creus (Costa Brava, Méditerranée espagnole) ainsi qu'une photo prise en novembre 2015 à Lecce (Italie).
Enfin toujours pour l'Espagne, des photos prises en décembre 2015 dans la Cala de Sa Tuna (Estartit, Costa Brava), complètent les rencontres récentes.
Soit au total un peu plus d'une douzaine de spécimens vivants seulement, recensés et ayant fait l'objet d'une attestation écrite (publication) et/ou visuelle (photos).
D'autres témoignages de présence sont attestés par les seules coquilles en Grèce (2012), sur la digue du port de Livourne et l'île de Zannone (Italie). Enfin, des coquilles de forme très similaire trouvées à St Paul's Bay sur l'île de Malte (en 2014) complètent la distribution.
L'espèce étant trop rarement rencontrée pour établir une base fiable, voici les principales indications que l'on peut donner grâce aux différentes publications à ce jour.
Selon la description originale de 2003, les spécimens atlantiques collectés à Sardinia del Norte aux Canaries auraient été prélevés sur un fond de vase et sable avec des cailloux recouverts d'algues entre 4 et 15 m.
En Méditerranée, plus précisément en Grèce, des coquilles ont été trouvées en 2012 sur un sédiment parsemé de zostères.
Sur les côtes françaises, le spécimen photographié en juillet 2012 et illustrant cette fiche se trouvait sur un substrat* à 3 m de profondeur, composé de bloc de roches, de taille plus ou moins importante et de différentes natures où se développent des algues Acetabularia acetabulum et Liagora viscida.
D'autres individus méditerranéens ont été rencontrés en 2014 sur des rhizomes* de Posidonia oceanica, de Cymodocea nodosa, colonisés par Caulerpa oceanica.
Enfin, sur la côte catalane de la péninsule ibérique, des spécimens ont été observés près de rhizomes de Posidonia oceanica et d'algues photophiles*.
Le corps est plus ou moins cylindrique et allongé avec une taille courante aux alentours d'1 cm pour un maximum observé de 2,5 cm.
Le bouclier céphalique se replie un peu au-delà de la moitié du dos et sa bordure, relativement rectiligne sur sa longueur, se termine par une extrémité légèrement arrondie. Une échancrure est visible sur sa partie antérieure, laissant voir par transparence deux points noirs, qui sont les taches oculaires.
La partie postérieure du dos forme aussi un bouclier dont la partie terminale surplombe le corps. Ce bouclier postérieur se termine, pour sa partie avant, vers le milieu du dos. Il passe sous le bouclier céphalique, qui le recouvre de quelques millimètres. L'extrémité postérieure de ce bouclier se termine par une section plus ou moins circulaire et sur la face ventrale, elle est formée de deux enveloppes discontinues, dont les bords se recouvrent pour former une sorte de rouleau ouvert, légèrement relevé. Pas de présence de flagellum* chez cette espèce.
Les parapodes* sont peu étendus et leurs bordures en forme d'arc sont collées au corps.
La coloration de l'animal est brun clair à orangé. Il est moucheté de taches blanches de petite taille distribuées de façon aléatoire sur l'ensemble du corps. La partie postérieure de l'animal est bordée par une ponctuation blanche resserrée, qui forme un mince liseré blanc presque continu. Une agrégation de taches blanches forme une ligne plus transversale et discontinue au milieu du dos. Cette ligne monte sur le parapode gauche, longe l'extrémité du bouclier céphalique et descend sur le parapode droit. Certains spécimens photographiés montrent derrière la tête, trois taches blanches allongées dans le sens longitudinal : deux taches en bordure de bouclier et une centrale.
La masse noire centrale vue par transparence représente les organes internes, protégés par une coquille interne calcifiée, très mince. Cette coquille n'est pas visible par transparence car elle est elle-même translucide.
On pourrait essentiellement confondre l'aglaja de Wildpret avec des espèces de la même famille (Aglajidés), comme en Méditerranée, les espèces suivantes :
Philinopsis depicta (Renier 1807) : l'aglaja charnue, brune à noire, possède un double liseré jaune-orange et bleu faisant plus ou moins le tour de l'animal et surtout un bouclier céphalique qui se relève nettement vers le milieu du dos. Les yeux ne sont pas visibles.
Aglaja tricolorata Renier 1807 : l'aglaja ponctuée est brune à ponctuation blanche, parfois noire presque sans taches. Cette espèce se distingue surtout par la partie postérieure, avec deux lobes bien distincts, dont celui de gauche portant un fin flagelle*.
Phillinopsis miqueli Pelorce, Horst & Hoarau, 2013 : la forme de la philline de Miquel est proche mais sa couleur est entièrement blanche.
Pas d'information connue à ce jour sur l'alimentation. Les Aglajidés sont des carnivores (le genre Philinopsis, en particulier Philinopsis depicta, se nourrirait d'autres Céphalaspidés du genre Bulla ou Haminoea). Mais à ce jour, aucune observation de prédation n'a encore été reportée pour l'espèce Melanochlamys wildpretii.
A noter l'absence de radula*, qui est une des caractéristiques de l'évolution de la famille des Aglajidés.
Comme tous les Céphalaspidés, l'aglaja de Wildpret est une espèce hermaphrodite* synchrone. C'est-à-dire qu'elle possède les deux sexes, mâle et femelle simultanément opérationnels. Pour autant, il n'y pas d'autofécondation et la reproduction n'est possible qu'avec (au moins ?) deux individus, chacun gardant ses ovules* et échangeant sa semence. L'insémination réciproque est donc la règle, la fécondation* étant interne.
Le tractus* génital se situe vers l'arrière droit du corps, protégé par le parapode latéral et le bouclier postérieur. C'est à ce niveau que se trouve l'orifice femelle destiné à recevoir la semence. Le pénis, débouche sur la droite du bouclier céphalique. Il est rétracté et ne sort que pour la copulation. C'est un long spermiducte* qui relie l'organe copulatoire mâle au reste de l'appareil génital à l'arrière.
Du fait de la position respective des appareils génitaux mâle et femelle, la copulation ne pourra se faire que si les deux individus sont positionnés tête-bêche.
Les Aglajidés possèdent à l'avant du pied* des glandes capables de fabriquer un flux continuel de mucus. Ce mucus permet à l'aglaja de Wildpret de se déplacer facilement sur les différents substrats sur ou dans lesquels elle vit.
M. wilpretii possède une coquille interne. Elle n'est pas visible pour le plongeur, même par transparence. Cette coquille est calcifiée, très mince et fragile. Elle est quadrangulaire, légèrement spiralée, de couleur blanche à translucide. Des stries d'accroissement sont visibles à l'intérieur et à l'extérieur. Sur la partie apicale, il y a deux fines épines formant un V. C'est à ce jour encore, un élément déterminant pour l'identification de l'espèce. D'autres coquilles semblables, mais cette fois avec 3 épines ont été découvertes à Malte. Sans connaître l'animal vivant, celles-ci ont été temporairement identifiées et maintenues dans le genre Spinoaglaja (S. sp ., S. sp.2) par les auteurs de la publication.
Dans la partie postérieure du corps, les Aglajidés sécrètent généralement une glande pouvant émettre une sécrétion jaune lorsque l'animal est dérangé. Il est possible que cette sécrétion soit émise comme défense contre un prédateur. Cette émission serait également capable de paralyser et de tuer d'autres organismes en vue d'une prédation. Le rôle exact de cette sécrétion doit être considéré avec prudence : il n'est pas encore déterminé, en ce qui concerne les Aglajidés, si ces sécrétions sont utilisées pour attaquer, pour se défendre ou les deux.
Cependant, concernant M. wilpretii il n'y a encore aucune observation rapportée et/ou photographiée de ce fonctionnement.
Historique des noms de genre
Cette espèce a été initialement décrite en 2003 comme appartenant au genre Melanochlamys Cheeseman, 1881.
En 2012, le genre Spinoaglaja a été proposé par Ortéa & al. pour tous les Aglajidés atlantiques se caractérisant par un bulbe buccal non réversible, une absence d'organes sensoriels sur la tête et des épines coniques apicales sur la coquille interne. Les premières analyses moléculaires par Ornelas-Gatdula et Valdès, qui cherchaient à préciser la phylogénie de la famille des Aglajidés, ont permis l'hypothèse que le genre Spinoaglaja était un synonyme du genre Philinopsis. Cette synonymie a été rapidement remise en question à cause du choix des spécimens utilisés qui ont été reconnus avoir un genre incertain… Les deux genres ont donc été conservés, en se basant sur les seules différences morphologiques.
Dans la littérature, la comparaison des coquilles internes des différentes espèces de Spinoaglaja montre un nombre d'épines et des formes différentes : S. petra ayant deux épines incurvées, S. aeci ayant deux épines droites et divergentes dont une est plus large que l'autre, S. anneae avec une seule épine droite et conique.
Plus récemment (2014), l'étude de coquilles trouvées à Malte et possédant trois épines plus ou moins incurvées, a attribué ces coquilles au genre Spinoaglaja.
Cependant, la valeur taxonomique des différences entre coquilles basées sur le nombre et la forme des épines apicales reste discutée. Une analyse moléculaire sur un large échantillon devrait pouvoir clarifier le statut des espèces méditerranéennes et leur relation avec les espèces atlantiques. La rareté de l'espèce est sans doute un frein à cette étude.
Aglaja de Wildpret : francisation à partir de l'un ses noms scientifiques de genre (Spinoaglaja) et de son nom d'espèce, dédiée au Dr Wildpret de la Torre.
Melanochlamys : du grec [melano-] = noir et [chlamys] = vêtement sans manche, sorte de tunique plissée (chlamide).
L'autre genre auquel on associe cette espèce dans la littérature, Spinoaglaja, vient du latin [spina] = épine, évoquant les épines portées par la frêle coquille et du nom Aglaia (Aglaé), la plus jeune des trois Grâces de la mythologie gréco-romaine. L'auteur du genre, Renier, avait d'ailleurs d'abord écrit Aglaia en 1804 puis, en 1807, Aglaja.
wildpretii : dédié au professeur D. Wolfredo Wildpret de la Torre (1933), Docteur en pharmacie à l'Université Complutense de Madrid et ami des descripteurs. Demeurant à Tenerife, il a participé à la création du département de Biologie de la faculté des Sciences de La Laguna, où il enseigna la botanique et initia les études sur la végétation des Canaries. Il fut professeur de botanique jusqu'à sa retraite en 2003, à la suite de quoi il devint professeur émérite de cette même université.
Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
---|---|---|---|
Embranchement | Mollusca | Mollusques | Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. |
Classe | Gastropoda | Gastéropodes | Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. |
Sous-classe | Heterobranchia | Hétérobranches | |
Ordre | Cephalaspidea | Céphalaspides | Coquille externe ou interne, spiralée, très fine et réduite. Tête élargie en bouclier. Yeux développés. Pas de rhinophores. Cavité palléale à droite avec une branchie plissée. Parfois des parapodes. Marins et fouisseurs sur les fonds de sédiments. |
Famille | Aglajidae | Aglajidés | Coquille à dernier tour étalé couverte par le manteau, bouclier céphalique, bouclier dorsal postérieur, et 2 parapodies relevées. Pas de tentacules (sauf Navanax). |
Genre | Melanochlamys | ||
Espèce | wildpretii |
Brun avec bande et liseré blancs
La partie postérieure de l'animal brun orangé est bordée par une ponctuation blanche resserrée, qui forme un mince liseré blanc presque continu.
Une agrégation de taches blanches forme une ligne plus transversale et discontinue au milieu du dos. Cette ligne monte sur le parapode gauche, longe l'extrémité du bouclier céphalique et redescend sur le parapode droit.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
27/07/2012
Aspect général
La forme est cylindrique. La couleur est brun clair à orangé, avec des taches blanches sur le corps.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Parapodes
Les parapodes sont peu étendus et leurs bordures en forme d'arc sont collées au corps.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Forme du bouclier céphalique
Le bouclier céphalique (aussi appelé écusson céphalique) se replie un peu au-delà de la moitié du dos.
Sa bordure est plus ou moins rectiligne sur sa longueur et se termine par une extrémité légèrement arrondie.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Forme du bouclier postérieur
La partie postérieure du dos forme aussi un bouclier. Il se termine, pour sa partie antérieure, vers le milieu du dos et passe sous le bouclier céphalique, qui le recouvre de quelques millimètres.
L'extrémité postérieure de ce bouclier se termine par une section plus ou moins circulaire. Elle est formée de deux enveloppes discontinues, dont les bords se recouvrent pour former une sorte de rouleau ouvert, légèrement relevé.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
La masse des organes internes vue par transparence
La masse noire centrale bien visible par transparence sur cette photo représente les organes internes de l'animal.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
La coquille interne vue par transparence ?
La masse noire centrale vue par transparence représente les organes internes, protégés par une coquille interne calcifiée, très mince. Cette dernière étant translucide à blanche, elle n'est pas vraiment visible par transparence. Peut-elle être, à la rigueur, discernable ? Serait-ce la partie claire qui apparaît au-dessus de la masse foncée sur cette photo ?
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Les yeux noirs
Le bouclier céphalique se replie un peu au-delà de la moitié du dos. Sa bordure est plus ou moins rectiligne sur sa longueur et se termine par une extrémité légèrement arrondie. Une échancrure est visible sur sa partie antérieure, laissant voir par transparence deux points noirs, qui sont les taches oculaires, sortes d'yeux archaïques.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Tirage de langue ou bisou ?
L'individu se tourne vers le photographe et lui tend le mufle.
L'Eglise, Cagnes-sur-mer (06), 7 m
16/05/2016
Vue de l'arrière
Sur cette photo, on voit en particulier les détails de la forme de la tête.
Les Vieilles, Anthéor (83), 3 m
23/07/2012
Enfouissement
Dans le même milieu, la plupart des Aglajidés méditerranéens, par exemple Philinopsis depicta ou Aglaja tricolorata, ne s'enfouissent que partiellement, essentiellement pour pondre.
Melanochlamys wildpretii s'enfonce complètement et peut se déplacer en immersion dans le sédiment !
C'est très probablement l'une des raisons pour expliquer le peu de rencontres faites par les plongeurs avec cette espèce.
Eglise, Cagnes-sur-mer (06), 7 m
16/05/2016
A Saint-Raphaël (83) : la rencontre originale
L'aglaja de Wildpret est une espèce très rarement rencontrée en Méditerranée française. Voici un individu trouvé sur la Côte d'Azur, croisant sur une tuile au milieu de roches couvertes d'acétabulaires et de liagores.
C'est ce spécimen qui a fait l'objet du premier signalement publié concernant l'animal vivant sur les côtes françaises.
Les vieilles, quartier d'Anthéor, St-Raphaël (83), 3 m
23/07/2012
A Cagnes-sur-mer (06)
L'espèce étant très peu rencontrée à ce jour, il peut être intéressant de noter précisément les lieux de rencontres.
Vu la profondeur de celles-ci jusqu'à présent, ainsi que le substrat, elles ont toujours eu lieu lors de plongées à partir du bord.
L'Eglise, Cagnes-sur-mer (06), 7 m
16/05/2016
En Corse (20)
L'espèce est présente en Corse, comme l'atteste cette photo prise sur la côte ouest, de nuit, dans la mate de posidonie riche en sable vaseux.
Golfe de Lava, Appietto (20), 4 m, de nuit
21/09/2017
Rédacteur principal : Dominique HORST
Vérificateur : Elisabeth JUAN HORST
Responsable régional : Alain-Pierre SITTLER
Camacho-García Y.E., Ornelas-Gatdula E., Gosliner T.M. & Valdés A., 2013, Phylogeny of the family Aglajidae (Pilsbry, 1895) (Heterobranchia: Cephalaspidea) inferred from mtDNA and nDNA, Molecular Phylogenetics and Evolution, 71, 113-126.
Horst D., Juan E., 2015, Premier signalement d'un spécimen vivant de Spinoaglaja wildpretii (Gastropoda: Cephalaspidea: Aglajidae) sur les côtes françaises de Méditerranée, Xenophora, 150, 17-19.
Manousis T., Mpardakis G., Zamora Silva A., Paraskevopoulos K., Manios D. and Galinou-Mitsoudi S., 2012, New findings of gastropods in the Hellenic seas with emphasis on their origin and distribution status, Journal of Biological Research, 18, 249–264.
Ornelas-Gatdula E., Valdés A., 2012, Two cryptic and sympatric species of Philinopsis (Cephalaspidea: Aglajidae) in the Bahamas distinguished using molecular and anatomical data, Journal of Molluscan Studies, 78, 313–320.
Ortea Rato J., Bacallado Aránega J.J., Moro Abad L., 2003, Una nueva especie de Melanochlamys Cheesman, 1881 de las Islas Canarias, descrita en honor al Dr. Wolfredo Wildpret de la Torre (Mollusca: Opisthobranchia: Cephalaspidea), Vieraea, 31, 303–307.
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Ortea J., Espinosa J., Moro L., Caballer M., Bacallado J.J., 2012, Notas en opisthobranchia (Mollusca, Gastropoda) 5: sobre el uso de la concha interna como carácter sistemático de primer orden en el inventario de las especies atlánticas de la familia Aglajidae (Mollusca: Cephalaspidea), Revista de la Academia Canaria de Ciencias, 24, 183–195.
Ortea J., Moro L., Espinosa J., 2007, Descripción de dos nuevas especies de Philinopsis Pease, 1860 (Mollusca: Opisthobranchia: Cephalaspidea) de Cuba y Bahamas con comentarios sobre las especies atlánticas del género. Revista de la Academia Canaria de Ciencias, 18(3-4), 33-52.
Romani L., Pagli A., 2014, The genus Spinoaglaja Ortea, Moro & Espinosa, 2007 in the Mediterranean Sea : new records and observations on the shell variability (Opisthobranchia, Aglajidae), Boll. Malacol., 50, 137-139.
Rudman W.B., 1972, On Melanochlamys, Cheesman, 1881, A genus of the Aglajidae (Opisthobranchia, Prosobranchia), Pacific Science, 26.
Trainito E., Doneddu M., 2014, First record of living specimens of Spinoaglaja wildpretii (Gastropoda: Cephalaspidea: Aglajidae) from the Mediterranean Sea , Marine Biological Association of the United Kingdom, Marine Biodiversity Records, 1-3.