Taille du mâle 15 m, femelle 16,5 m
Dos bleu noir, ventre blanchâtre
Corps fuselé, tête pointue
Trois crêtes longitudinales sur le dessus de la tête
Dorsale haute et falciforme située vers l'arrière aux deux tiers du corps
Pectorales courtes et pointues
Caudale large, encoches sur le bord arrière de la caudale
Rorqual tropical, rorqual d'Eden
Bryde's whale, tropical whale, basmaller Indian fin-whale, small form Bryde’s whale, Sittang whale, coastal form Bryde’s whale, pygmy Bryde’s whale, Kochi whale, Eden’s whale (GB), Balenottera di Eden, balenottera di Bryde (I), Rorcual tropical, rorcual de Bryde, ballena tricrestada, ballena sardinera, ballena de Bryde, ballena caribena, ballena arenquera (E), Edenwal (D), Baleia‑de‑Eden (P)
Baloenoptera brydei Cadenat, 1957
Actuellement (d’après les informations dont nous disposons en 2026) on distingue deux sous-espèces : Balaenoptera edeni edeni (parfois dénommée Balaenoptera edeni selon les auteurs) la forme plus petite et Balaenoptera edeni brydei, la forme plus grande.
Le rorqual d’Omura, Balaenoptera omurai, qui mesure 9 à 11 m de long, était considéré comme une forme pygmée du rorqual de Bryde. Aujourd’hui il est confirmé qu’il constitue une espèce distincte.
Le rorqual de Rice, Balaenoptera ricei, dont un groupe a été observé dans le golfe du Mexique, est lui aussi aujourd’hui identifié comme une espèce distincte.
Tropicale et subtropicale
Zones DORIS : ● Indo-Pacifique, ● CaraïbesBalaenoptera edeni edeni est observée dans les eaux chaudes côtières de l’océan Indien Nord et du Pacifique Ouest. Elle semble être sédentaire.
Balaenoptera edeni brydei est plutôt observée au large des côtes. Elle se déplace selon les saisons, quittant l’équateur en été pour y revenir l’hiver. Elle a été identifiée à plusieurs reprises dans les Caraïbes, notamment au large de la Guadeloupe. En Atlantique Est, les observations sont fréquentes autour des îles Canaries, en particulier à Tenerife, La Gomera et La Palma.
Dans le Pacifique, Balaenoptera edeni (sans information sur la sous-espèce) a été signalée une seule fois en Nouvelle‑Calédonie, en 1957, ainsi qu’à Clipperton dans le Pacifique Nord. Sa présence a également été confirmée dans l’océan Indien, au sein de l’archipel des Mascareignes.
Le rorqual de Bryde est absent des eaux métropolitaines, d’Europe et de la Méditerranée.
Le rorqual de Bryde vit dans les mers tempérées et tropicales, dont la température des eaux est supérieure à 20 degrés Celcius.
Balaenoptera edeni brydei qui vit au large se déplace selon les saisons alors que Balaenoptera edeni brydei que l'on trouve dans les eaux côtières semble être sédentaire.
Le rorqual de Bryde est un cétacé de petite taille. Le mâle peut atteindre 15 m de long et la femelle 16,5 m.
Son corps est fuselé et sa tête pointue. Les deux côtés de la mâchoire sont clairs. Il possède 3 crêtes longitudinales sur le dessus de la tête (une centrale et deux latérales). Chacune des mâchoires supérieures comporte 250 à 365 fanons* gris assez courts
Le dos est bleu noir, le ventre blanchâtre. On dénombre de 40 à 70 sillons ventraux qui s'étendent jusqu'au nombril.
La dorsale située près de la caudale au deux tiers de la longueur du corps est haute et falciforme*. Elle mesure jusqu'à 46 cm de hauteur. Les pectorales sont pointues et étroites.
La caudale est large. Des encoches sont présentes sur le bord de fuite. Elle n’est pas visible lorsque le rorqual plonge.
Le souffle est généralement fin et vertical. Il atteint en moyenne 3 à 4 mètres de hauteur.
Le rorqual de Rice, Balaenoptera ricei, reconnu comme une espèce à part entière en 2021, a été observé dans le golfe du Mexique en 1965. Comme le rorqual de Bryde, il possède 3 crêtes sur le dessus de la tête. Il s’en différencie par la forme du squelette du crâne et des caractéristiques génétiques.
Le rorqual de Bryde peut être très facilement confondu avec d’autres espèces et ce qui fait essentiellement la différence ce sont les 3 crêtes sur le dessus de la tête.
Le petit rorqual Balaenoptera acutorostra est le plus petit de tous : sa taille moyenne est de 6 à 9 m, avec un maximum de 10 m. Il est facile de l'identifier car l'aileron dorsal apparaît en même temps que les évents*. De plus, il possède une bande blanche sur les nageoires pectorales.
Le rorqual boréal Balaenoptera borealis cohabite avec Balaenoptera edeni dans les eaux subtropicales. Les différences morphologiques entre le rorqual boréal et le rorqual de Bryde sont mineures. Le rorqual boréal est légèrement plus grand : taille maximale 20 m contre 16,5 m pour le rorqual de Bryde. Il possède une seule crête distincte longitudinale sur la tête, le rorqual de Bryde en possède trois. Sa dorsale haute est située plus en arrière sur le corps, aux deux-tiers, trois-quarts de la longueur du corps.
Le rorqual commun Balaenoptera physalus a une taille moyenne comprise entre 22 et 24 m. Son aileron dorsal falciforme* est très penché vers l'arrière du corps. Son dos paraît souvent brun sombre à noirâtre. On note la présence de dessins en forme d'ombres en arrière des pectorales. La pigmentation de la tête est asymétrique : sur le côté droit on note la présence de chevrons gris pâle et la mâchoire inférieure est blanche. Son souffle bruyant atteint des hauteurs de 4 à 6 m.
Le rorqual d’Omura, Balaenoptera omurai, a été récemment (2003) reconnu comme une espèce différente de Balaeoptera edeni. Il a été observé loin des côtes dans les eaux de l’ouest de l’océan Indien. Il mesure entre 10 et 12 m de longueur, son souffle est peu visible. Il possède plusieurs similitudes avec le rorqual commun, notamment la pigmentation de la tête est asymétrique.
Le régime alimentaire du rorqual de Bryde est très varié. Il se compose de bancs de poissons tels les anchois, les sardines, les maquereaux et les harengs. Il se nourrit également de zooplancton* et de petits crustacés tel le krill, les copépodes. Il sonde jusqu'à 300 m de profondeur et filtre sa nourriture en remontant.
La maturité sexuelle est atteinte entre 9 et 13 ans. Les accouplements se déroulent en automne. La gestation est d'environ 12 mois. À la naissance en pleine mer, le rorqual de Bryde mesure 3,5 m et pèse environ 900 kg. La femelle allaite son baleineau durant au moins 6 mois. Elle peut avoir un petit en moyenne tous les 2 ans.
Le rorqual de Bryde est parfois observé en association avec des cétacés exploitant les mêmes ressources alimentaires, mais sans former de groupe sociaux structurés. Il s'agit des dauphins tachetés circumtropicaux* Stenella attenuata, des dauphins à long bec Stenella longirostris et des globicéphales tropicaux Globicephala macrorhynchus.
Le rorqual de Bryde effectue des apnées de 5 à 20 minutes, entrecoupées de 1 à 5 respirations selon la profondeur visée.
Les sons produits par le rorqual de Bryde ressemblent à des gémissements. Ces sons sont émis dans la gamme des basses fréquences (124–250 Hz).
Le rorqual de Bryde a été chassé commercialement au XXᵉ siècle, principalement par le Japon, et reste encore chassé aujourd’hui dans le cadre de la chasse commerciale japonaise, bien que l’espèce soit protégée par la CITES* (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).
Selon la classification de novembre 2018 de l'UICN* (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), le rorqual de Bryde est classé dans la catégorie des espèces dont le statut de conservation est de préoccupation mineure (LC).
Aux États‑Unis, les baleines de Bryde bénéficient d’une protection légale via le Marine Mammal Protection Act (MMPA), qui interdit leur capture, leur harcèlement ou leur mise à mort.
Rorqual aurait pour origine le mot norvégien røyrkval signifiant ''baleine à tuyaux'' et se référant aux sillons ventraux.
de Bryde : en référence à Johan Bryde, armateur, entrepreneur baleinier, consul norvégien en Afrique du Sud qui y a initié l’industrie baleinière moderne. Il a construit les premières stations de chasse baleinière en Afrique du Sud entre 1908 et 1909. La chasse utilisait des baleiniers à vapeur et des harpons explosifs.
Balaenoptera : du latin [balaena] = baleine et du grec [pteron] = nageoire, pour désigner les cétacés pourvus d'un aileron dorsal. En effet, les baleinoptères se distinguent des baleinidés essentiellement par la présence de sillons ventraux et d'un aileron dorsal.
edeni : nom donné par Anderson en 1878 en hommage à Ashley Eden, gouverneur du Bengale pour avoir facilité ses travaux scientifiques.
Numéro d'entrée WoRMS : 137089
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Chordata | Chordés | Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement | Vertebrata | Vertébrés | Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Classe | Mammalia | Mammifères | Vertébrés possédant des poils et des glandes mammaires produisant du lait. |
| Sous-classe | Theria | Thériens | La paroi latérale du crâne est constituée de deux os particuliers: l'alisphénoïde et le squamosal. |
| Ordre | Cetartiodactyla | Cétartiodactyles | |
| Sous-ordre | Cetancodonta | Cétancodontes | |
| Super-famille | Mysticeti | Mysticètes | Mammifères marins caractérisés par la présence de fanons. |
| Famille | Balaenopteridae | Balaenoptéridés | Famille des rorquals |
| Genre | Balaenoptera | ||
| Espèce | edeni |
Mammifères aquatiques
Observé en pleine mer
La dorsale, falciforme, est située en arrière, environ aux deux-tiers de la longueur du corps.
Faial, Portugal
25/08/2018
Mammifères aquatiques
Souffle
Le souffle est généralement fin et vertical. Il atteint en moyenne 3 à 4 mètres de hauteur.
Tenerife, Espagne
05/07/2016
En phase de nage active
Dorsale bien visible au-dessus de la surface.
Faial, Portugal
25/08/2018
En surface au large
Il vient respirer en surface, montrant son dos sombre et son souffle puissant.
Tenerife, Espagne
05/09/2015
Femelle et juvénile
Cette femelle et ce juvénile se déplacent en surface, laissant apparaître leur dorsale.
Tenerife, Espagne
08/12/2016
Observation en mer
Rorqual de Bryde associé à une embarcation d´observation de cétacés.
Tenerife, Espagne
17/07/2014
Squelette
On peut observer la forme de la tête, longue et effilée.
Bonaire, Pays Bas
18/02/2023
Timbre
Sur cette représentation on voit bien les 3 crêtes longitudinales sur le dessus de la tête.
British Indian Ocean Territory
Reproduction de documents anciens
1998
Rédacteur principal : Laurent FEY
Vérificateur : Pierre-Henry FONTAINE
Responsable régional : Sylvie HUET
Savouré‑Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Moutou F., Van Canneyt O., Charrassin J.-B. & Ridoux V. (coord.)., 2016, Atlas des mammifères sauvages de France. Volume 1 : Mammifères marins. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, IRD, Marseille, 480 p.
Wang Z.T., Duan P.X., Mei Z.G., 2022, Vocalization of Bryde’s whales (Balaenoptera edeni) in the Beibu Gulf, China, Marine Mammal Science, 38, 1118–1139p.
Yzoard C., 2010, Compilation des cétacés du mois 2009–2010, Réseau‑Cétacés, France, 31p.
Plusieurs associations, institutions ou agences délivrent sur internet des informations sur les baleines, notamment
- le GREMM (Groupe de Recherche et d'Education sur les Mammifères Marins) et son site Baleines en direct
- l'agence états-unienne NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) https://www.fisheries.noaa.gov/whales#by-species
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