Taille de 12 à 16 m
Crête centrale sur le dessus de la tête
Moitié antérieure de la mandibule blanche du côté droit
Dos gris-bleu, gris foncé
Pectorales courtes
Aileron dorsal proéminent et courbé, à l'arrière du corps
Large caudale de forme triangulaire, V entre les deux lobes
Caudale non visible hors de l’eau lorsque la baleine sonde.
Rorqual de Sibbald, rorqual bleu, baleine d'Ostend, rorqual de Rudolph, rorqual de Rudolphi, baleine de sei, rorqual sei
Ballena de Sei, Sei whale (GB), Balenottera boreale, balenottera di Rudolphi (I), Rorcual boreal, rorcual del norte, ballena sei (E), Seiwal (D), Baleia‑sei (P)
Balena rostrata Rudolphi, 1822
Balaenoptera arctica Temminck, 1841
Balaenoptera iwasi Gray, 1846
Balaenoptera laticeps Gray, 1846
Sibbaldius schlegelii Gray, 1864
Balaenoptera alba Giglioli, 1870
Pterobalaena alba Giglioli, 1874
Balaenoptera schlegelii Van Beneden & Gervais, 1880
Belaenoptera schlegeli Lahille, 1899
Balaenoptera schlegellii Dabbene, 1902
Pterobalaena schlegeli Tomilin, 1957
Pterobalaena schlegeli alba Tomilin, 1957
Distribution mondiale
Zones DORIS : ● Atlantique Nord-Ouest, ● Indo-Pacifique, ● Europe (côtes françaises), ○ [Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord françaises]Le rorqual boréal est présent dans les eaux tempérées et subpolaires de l'océan Atlantique : du large de Terre‑Neuve au Canada, golfe de Gascogne, Islande et Norvège. Il est régulièrement observé dans les eaux de l'archipel de Saint‑Pierre‑et‑Miquelon.
Il vit également dans les eaux tempérées du Pacifique dans le golfe d’Alaska, la mer de Béring, le Pacifique Nord‑Ouest jusqu’au Japon. Dans l’hémisphère sud, il fréquente les eaux tempérées du large du Chili, du Pérou, de la Nouvelle‑Zélande et de l’Australie.
Le rorqual boréal est une baleine de haute mer, observée occasionnellement près des côtes. Il descend entre 40 m et 300 m de profondeur.
Il a une préférence pour les eaux comprises entre 8 et 18 degrés Celsius.
Le rorqual boréal est un cétacé à fanons* de petite taille. Il mesure en moyenne entre 12 et 16 m, la taille maximale est de 20 m. Son poids varie entre 20 et 30 tonnes. Son souffle peut atteindre 4,5 m de hauteur.
Vu de profil, le museau semble légèrement arqué. Une crête centrale est présente sur le dessus de la tête. La moitié antérieure de la mandibule* est blanche du côté droit. Le nombre de sillons ventraux varie de 32 à 62 selon les individus. Les fanons mesurent jusqu'à 80 cm. Le premier tiers des fanons est blanc jaunâtre. Il y en a de 300 à 400 par demi-mâchoire.
Le dos est gris-bleu, gris foncé. Il est souvent marqué de mouchetures et de marques de parasites. Le ventre est gris clair ou blanc.
Les pectorales sont relativement plus courtes que chez les autres rorquals. L'aileron dorsal proéminent et courbé mesure environ 60 cm de haut. Il est situé en arrière du corps, environ au tiers ou au quart en partant de la caudale.
La caudale est large, de forme triangulaire, présentant de faibles ondulations. Les lobes sont pointus et effilés. Un ''V'' peu prononcé est présent entre les 2 lobes.
On ne voit jamais la caudale hors de l’eau lorsque cette baleine sonde.
Le rorqual commun Balaenoptera physalus est plus grand avec une taille moyenne comprise entre 22 et 24 m. Son aileron dorsal falciforme* est de faible hauteur et très penché vers l'arrière. On note la présence de dessins en forme d'ombres en arrière des pectorales. La pigmentation de la tête est asymétrique : sur le côté droit présence de chevrons gris pâle et mâchoire inférieure blanche.
Le petit rorqual Balaenoptera acutorostra est le plus petit de tous : sa taille moyenne est de 6 à 9 m, avec un maximum de 10 m. Il est facile de l'identifier car l'aileron dorsal apparaît en même temps que l'évent*. Sa dorsale est située un peu plus en arrière que celle du rorqual boréal. De plus, il possède une bande blanche sur les nageoires pectorales.
Le rorqual de Bryde, Balaenoptera edeni, cohabite dans les eaux subtropicales. Les différences morphologiques entre le rorqual boréal et le rorqual de Bryde sont mineures. Le rorqual de Bryde est plus petit (taille maximale 15 m). Il possède trois crêtes distinctes le long du rostre, tandis que le rorqual boréal n’en a qu’une seule.
Le rorqual boréal se nourrit nageant la bouche ouverte en filtrant la nourriture et non pas en effectuant des engouffrements comme les autres rorquals. Il filtre les copépodes, le krill et d’autres petites proies tels des poissons et des calmars.
La maturité sexuelle est atteinte entre l'âge de 5 et 15 ans. Les accouplements se déroulent de l'automne à l'hiver dans les eaux chaudes subtropicales. La gestation* est d'environ 11 mois. À la naissance, le rorqual boréal mesure 4,5 à 4,8 m et pèse entre 700 et 800 kg. La femelle allaite son baleineau durant au moins 6 mois. Elle peut avoir un petit en moyenne tous les 2 ans.
Le rorqual boréal vit solitaire ou en groupe de 2 à 30 individus.
L'orque Orcinus orca est un prédateur occasionnel, surtout sur les juvéniles.
Des nématodes des espèces Crassicauda boopsis et Crassicauda crassicauda et des cestodes, parasitent le système digestif et peuvent nuire à la survie du rorqual.
Le rorqual boréal en alimentation a tendance à plonger et remonter selon des séquences très prévisibles. Souvent il reste visible juste sous la surface entre deux respirations. Ses apnées durent de 5 à 20 min.
C'est un nageur très rapide qui peut atteindre 50 km/h.
Il peut vivre jusqu'à 60 ans.
Le 29 mai 2026, une femelle de 14,5 m s'est échouée à Rivedoux-Plage, proche de l'Ile de Ré. L'hypothèse la plus probable est celle d’une mort consécutive à un état pathologique chronique. C'est le 3ème échouage confirmé en France depuis 1993.
Selon la classification de novembre 2018 de l'UICN* (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), le rorqual boréal est classé dans la catégorie des espèces en danger (EN).
L’espèce est inscrite à l’annexe 1 de la CITES* (Convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore
sauvages) depuis 1983. Cette catégorie qui comprend "toutes
les espèces menacées d'extinction qui sont ou pourraient être
affectées par le commerce" inclut les rorquals (ou
baleinoptères).
Depuis 2019, le Japon a repris la chasse commerciale en quittant la Commission Baleinière Internationale.
Les principales menaces actuelles pesant sur le rorqual boréal incluent le bruit généré par les relevés de propagation d'ondes sismiques, le trafic maritime et les activités militaires, ainsi que les collisions avec les navires et l’enchevêtrement dans les engins de pêche.
Rorqual aurait pour origine le mot norvégien røyrkval signifiant ''baleine à tuyaux'' et se référant aux sillons ventraux.
Boréal est la francisation du nom scientifique borealis.
Le nom commun “rorqual de Rudolphi” fait référence au naturaliste allemand Karl Asmund Rudolphi (1771–1832).
Le nom anglais « Sei Whale » résulte de l’anglicisation du nom « sejhval »
que lui ont donné les baleiniers norvégiens : l'arrivée du rorqual boréal dans les eaux scandinaves
coïncidait avec celle de la « seje », ou goberge, qui désigne le lieu noir Pollachius virens.
Balaenoptera : du latin [balaena] = baleine et du grec [pteron] = nageoire, pour désigner les cétacés pourvus d'un aileron dorsal. En effet, les baleinoptères se distinguent des baleinidés essentiellement par la présence de sillons ventraux et d'un aileron dorsal.
borealis : du grec [boreos] = nordique.
Numéro d'entrée WoRMS : 137088
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Chordata | Chordés | Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement | Vertebrata | Vertébrés | Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Classe | Mammalia | Mammifères | Vertébrés possédant des poils et des glandes mammaires produisant du lait. |
| Sous-classe | Theria | Thériens | La paroi latérale du crâne est constituée de deux os particuliers: l'alisphénoïde et le squamosal. |
| Ordre | Cetartiodactyla | Cétartiodactyles | |
| Sous-ordre | Cetancodonta | Cétancodontes | |
| Super-famille | Mysticeti | Mysticètes | Mammifères marins caractérisés par la présence de fanons. |
| Famille | Balaenopteridae | Balaenoptéridés | Famille des rorquals |
| Genre | Balaenoptera | ||
| Espèce | borealis |
Mammifères aquatiques
En surface
En surface, laissant apparaître son dos sombre et sa nageoire dorsale falciforme
Archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon (975)
08/2013
Mammifères aquatiques
Aileron du rorqual boréal
Aileron dorsal étroit, pointu et nettement falciforme.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon (975)
03/02/2011
Sondage
On ne voit jamais sortir de l'eau la caudale de cette baleine quand elle sonde.
Au large de Punta Delgada, île de São Miguel, Açores, Portugal
19/08/2025
Profil
Dos et aileron dorsal.
Au large de Punta Delgada, île de São Miguel, Açores, Portugal
19/08/2025
Rencontre de fin de journée
Rorqual boréal, émergeant à proximité d’une embarcation d’observation en fin de journée.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon (975)
08/2013
Souffle
Le souffle peut atteindre 4,5 m de hauteur.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon
2015
En groupe
Habituellement solitaire, il peut se déplacer en groupe de 2 à 30 individus.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon
02/2011
Silhouette
Silhouette élancée du rorqual boréal, dont l’aileron dorsal émerge brièvement à la surface.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon
02/2011
Souffle et dos du rorqual boréal
Souffle vertical et dos fuselé du rorqual boréal, caractéristiques observées lors de la respiration en surface.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon
2011
Eaux côtières
Le déplacement dans les eaux côtières est très occasionnel, l’espèce privilégiant habituellement les zones océaniques au large.
Archipel-de-Saint-Pierre-et-Miquelon
2015
Rédacteur principal : Laurent FEY
Vérificateur : Pierre-Henry FONTAINE
Responsable régional : Sylvie HUET
COSEPAC., 2019, Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rorqual boréal (Balaenoptera
borealis), population de l’Atlantique, au Canada, Comité sur la situation des espèces en
péril au Canada, Ottawa, xii + 58 p.
Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM), WWF‑Canada & M‑Expertise Marine, 2022, Pêcheurs et baleines de la côte est canadienne, 1re édition, 86 p.
Savouré‑Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Moutou F., Van Canneyt O., Charrassin J.-B. & Ridoux V. (coord.), 2016, Atlas des mammifères sauvages de France. Volume 1 : Mammifères marins, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, IRD, Marseille, 480 p
Observatoire Pelagis, 2026, Un rorqual boréal échoué dans l’île de Ré
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