Poisson-clown brun

Amphiprion akindynos | Allen, 1972

N° 2170

Pacifique Ouest

Clé d'identification

Poisson-clown de couleur marron
Caudale et pédoncule caudal blancs sans démarcation nette
2 barres verticales blanches à bleutées
Barre en arrière de l’œil large amincie ou discontinue sur le haut de la tête
Barre étroite au milieu du corps

Noms

Autres noms communs français

Poisson-clown de la barrière de corail, poisson-clown de la grande barrière

Noms communs internationaux

Barrier reef anemonefish, brown anemonefish, two-banded anemonefish, white-tailed clownfish (GB), Pez payaso australiano (E), Barriere Riff Anemonenfisch (D)

Distribution géographique

Pacifique Ouest

Zones DORIS : Indo-Pacifique

Le poisson-clown brun est une espèce de l’océan Pacifique Ouest. Il est présent depuis la Grande Barrière australienne et la mer de Corail jusqu’aux îles Tonga. On le rencontre en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna.

Biotope

Le poisson-clown brun vit dans les lagons et les récifs externes, toujours en association avec une grande anémone (cf. § vie associée) entre 3 et 25 m de profondeur.

Description

Le poisson-clown brun a une taille maximale de 12 à 13 cm, les femelles étant toujours plus grosses que les mâles. Sa couleur varie du marron clair au marron foncé. Il présente deux barres verticales blanches à bleutées : la première en arrière de l’œil est assez large. Elle est plus étroite, voire discontinue, sur le dessus de la tête. La deuxième, au milieu du corps, est beaucoup plus étroite.
La nageoire caudale ainsi que le pédoncule caudal* sont blancs, sans démarcation nette avec le reste du corps. Les autres nageoires sont de la couleur du corps.

Les juvéniles jusqu’à 40 mm ont un museau jaune, un corps sombre et les barres verticales sont complétées par une selle blanche sur la partie supérieure de la base de la caudale. La pointe des nageoires pectorales est jaune.

Espèces ressemblantes

Dans son aire de répartition, on peut le confondre avec Amphiprion clarkii, A. chrysopterus et, à l’état juvénile, avec A. mccullochi.
Amphiprion clarkii présente des barres blanches plus larges et surtout une démarcation très nette de la barre blanche au niveau de la nageoire caudale par rapport à la couleur sombre du corps.
Amphiprion chrysopterus a une barre au niveau de la tête beaucoup plus large qui ne s’amincit pas sur la nuque. Sa couleur est plus sombre et plus orangée.

Alimentation

Il se nourrit de zooplancton, de petits invertébrés benthiques et d’algues.

Reproduction - Multiplication

Tous les amphiprions sont hermaphrodites protandres* et monogames. Le spécimen le plus gros est toujours la femelle et le deuxième, par ordre de grandeur, est toujours le mâle reproducteur. Tous les autres poissons sont des subadultes immatures, plus petits, mais pas forcément plus jeunes : ce statut social inférieur inhibe fortement leur croissance. Si la femelle meurt, alors le mâle reproducteur (qui conserve des ébauches d’organes génitaux femelles) se transforme en femelle et le mâle immature le plus grand devient mâle reproducteur.

Vie associée

Le poisson-clown brun vit toujours en association étroite (mutualisme) avec une de ces six espèces d’anémones :Entacmaea quadricolor, Heteractis aurora, Heteractis crispa, Heteractis magnifica, Stichodactyla haddoni et Stichodactyla mertensii.

Le poisson-clown s’immunise contre les cellules urticantes de l’anémone en se frottant progressivement contre ses tentacules dès la fin du stade larvaire. Il ne s’agit pas d’une protection liée au système immunitaire du poisson mais plutôt à un changement de composition du mucus, qui contient moins de protides et davantage de glucides complexes, limitant la décharge des nématocystes* de l’anémone.

Le poisson-clown utilise l’anémone comme une barrière protectrice face à des prédateurs potentiels. Réciproquement, le poisson-clown protège les anémones des agressions de la part des poissons-anges, des poissons-papillons et des balistes, qui sont amateurs de tentacules d’anémones.
Les poissons-clowns consomment également leur nourriture au sein des tentacules, et l'anémone, carnivore (même si beaucoup hébergent aussi des algues symbiotiques), peut profiter des restes de ces repas. Enfin, les mouvements du poisson-clown pourraient favoriser l’élimination du mucus produit en permanence par l’anémone.

Divers biologie

Les Amphiprions possèdent une particularité partagée par certains groupes de poissons : la capacité d’émettre des sons. Une étude menée par une équipe de l'université de Liège avec des chercheurs internationaux a démontré les choses suivantes : d’une manière simplifiée, le mouvement de tête vers l’arrière entraîne d’abord une ouverture de la bouche puis un recul de la langue. Cela entraîne une fermeture très rapide de la bouche et le son est émis par le choc des dents des mâchoires inférieures contre les mâchoires supérieures. Ce système de communication avec ses semblables est utilisé soit pour exprimer son hostilité à un concurrent soit pour attirer un partenaire.

Informations complémentaires

Le poisson-clown brun fait partie du complexe des clarkii qui constitue un des deux groupes du sous-genre Amphiprion, et comporte onze espèces : Amphiprion akindynos, A. allardi, A. bicinctus, A. chagosensis, A. chrysogaster, A. chrysopterus, A. clarkii , A. fuscocaudatus, A. latifasciatus, A. omanensis et A. tricinctus. L’autre groupe du sous-genre Amphiprion est le complexe des ephippium, qui comporte cinq espèces. Il existe trois autres sous-genres : Actinicola (deux espèces), Paramphiprion (trois espèces) et Phalerebus (cinq espèces).

Cette espèce est élevée en captivité pour les besoins de l’aquariophilie.

Origine des noms

Origine du nom français

Poisson-clown brun, en référence à la couleur brune de son corps.

Origine du nom scientifique

Amphiprion : du grec [amphi] = des deux côtés et [prion] = scie, en référence aux pointes présentes sur le bord des opercules (N.B. : Pomacentridés = « opercules épineux »).
akindynos : du préfixe grec [a] privatif et du grec [kindunos] = danger, soit sans danger.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Super classe Osteichthyes Ostéichthyens Vertébrés à squelette osseux.
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées.
Sous-classe Neopterygii Teleostei Néoptérygiens Téléostéens Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées.
Super ordre Acanthopterygii Acanthoptérygiens Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
Ordre Perciformes Perciformes Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Sous-ordre Labroidei Labroïdes Une seule dorsale, dents molariformes formant un puissant appareil masticatoire.
Famille Pomacentridae Pomacentridés
Genre Amphiprion
Espèce akindynos

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