Flocon pédonculé blanc

Aplidium pallidum | (Verrill, 1871)

N° 1132

Atlantique Nord

Clé d'identification

Zoïdes opaques et blanchâtres
Aspect de petits pompons cotonneux
Colonie de petite taille
Forme plutôt plate
Epibionte des algues et zostères

Noms

Autres noms communs français
Flocon blanc
Noms communs internationaux
White flake-ascidian (GB), Sinascidia pedunculada blanca (E), Weiße Sproß-Synascidie (D), Witte vlokkige zakpijp (NL)
Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Amaroucium pallidum Verrill, 1871
Aplidium zostericola Giard, 1872
Aplidium despectum Herdman, 1886
Aplidium lacteum Huitfeld-Kaas, 1896
Aplidium melleum Alder & Hancock, 1912

Distribution géographique

Atlantique Nord

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord, Atlantique Nord-Ouest

Principalement présent en Atlantique Nord-Est (Irlande, Grande-Bretagne et pour la France, en Manche et en Bretagne), Aplidium pallidum a aussi été sporadiquement observé en Méditerranée (Grèce) et en Atlantique Nord-Ouest (Massachusetts et côtes canadiennes limitrophes).

Biotope

Cette ascidie vit souvent en épibionte* sur des algues et des zostères. On peut l'observer depuis la surface jusqu'à 200 mètres de profondeur.

Description

Le flocon pédonculé blanc est une ascidie coloniale de petite taille. En effet, son diamètre ne dépasse pas les 2 cm. Les zoïdes* ne mesurent pas plus de 4 mm et sont uniformément opaques et blanchâtres. Six à huit individus se regroupent autour d'un siphon* cloacal* commun et forment de petites groseilles blanches. Plusieurs de ces systèmes sont regroupés sur un même pédoncule et donnent l'apparence de petites boules de coton. Le pédoncule est en général plus ou moins court et large. Les zoïdes de cette espèce ne présentent pas le ou les points rouges caractéristiques des autres espèces proches (Aplidium punctum, Aplidium proliferum ou Morchellium argus).

Description microscopique :
Le flocon pédonculé blanc possède sept rangées de trémas*. Chaque siphon buccal est entouré de 6 lobes. L'orifice cloacal présente un tube très court et non lobé. La languette cloacale est absente.

Espèces ressemblantes

Morchelliumargus : espèce pédonculée également, mais le pédoncule est plus petit, d'environ 1 à 2 cm. Le bouquet de zoïdes est de couleur blanchâtre. Quatre taches rouge carmin se distinguent sur le pharynx. On trouve aussi cette espèce sous le nom d'Aplidium argus.

Aplidium turbinatum: chaque « bouquet » ne regroupe que 6 à 12 zoïdes à huit lobes pigmentés de blanc, les stolons (pédoncules) sont encroûtants et enchevêtrés.

Aplidium punctum : en forme de petite massue sur un pédoncule plus long et grêle, de couleur orange clair. Chaque zoïde présente une tache rouge caractéristique.

Alimentation

Ces animaux sont des filtreurs microphages*. Les ascidies créent un courant d’eau (rentrant par les petits orifices inhalants individuels) grâce au mouvement des cils du pharynx pour attraper les particules en suspension (organismes suspensivores*). Ce courant est aussi utilisé pour les échanges gazeux. L'eau filtrée sortent par le siphon exhalant.

Reproduction - Multiplication

La reproduction des ascidies coloniales présente une alternance de cycles sexués et asexués. Elles sont hermaphrodites*, la fécondation est interne et le développement indirect.

- Reproduction sexuée : les gonades* se trouvent dans le post abdomen. La fécondation se ferait dans le cloaque ou en pleine eau. Le développement embryonnaire commence après la formation des œufs où il y a différenciation des organes internes, de la chorde* et de la queue pour former une larve nageuse semblable à un têtard. Ces "têtards" sont libérés dans le milieu par le siphon atrial des zoïdes. La vie pélagique est très courte et les larves se fixent au substrat par des papilles adhésives. A partir de là commence la métamorphose qui donnera un individu adulte.
- Reproduction asexuée : formation de la colonie par bourgeonnement à partir de l’individu souche.

Vie associée

Ces ascidies se servent souvent des algues et des zostères comme support.

Origine des noms

Origine du nom français

L'aspect un peu flou des zoïdes et leur couleur seraient à l'origine du nom flocon.

Origine du nom scientifique

Aplidium : du grec [apl-] = simple et [-idium] = petit,
pallidum : du latin [pallidus] = pâle, blême.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Urochordata / Tunicata Urochordés / Tuniciers Chordés marins fixés (ascidies) ou pélagiques (thaliacés), solitaires ou coloniaux. Epaisse tunique cellulosique. Deux siphons, pharynx bien développé, la chorde larvaire régresse chez l'adulte (sauf chez les Appendiculaires).
Classe Ascidiacea Ascidies / Ascidiacés Tuniciers fixés. Solitaires ou coloniaux (seuls capables de bourgeonnement). Chorde uniquement au stade larvaire. Siphon inhalant au sommet, proche du siphon exhalant latéral. Souvent en eau peu profonde.
Ordre Aplousobranchia Aplousobranches Ascidies coloniales.
Famille Polyclinidae Polyclinidés Aplousobranches avec thorax, abdomen et post abdomen (où se trouvent les gonades et le cœur). Tunique sans incrustation calcaire.
Genre Aplidium
Espèce pallidum

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