Flabelline embrouillée

Flabellina confusa | Gonzalez-Duarte, Cervera & Poddubetskaia, 2008

N° 1476

Atlantique Nord-Est

Clé d'identification

Nombreux cérates* en forme de massue
Cérates colorés en rouge vif à points blancs opaques
Cérates issus d'une base commune
Deux taches rouges en avant
Rhinophores et tentacules labiaux blancs en bout

Noms

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Il n'y a, à l'heure actuelle, pas de synonyme pour cette espèce. Mais il est possible que des études moléculaires en cours (2017) montrent que cette espèce, décrite en 2008, soit en fait la même que Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).

Note : il est confirmé par les études moléculaires de [Furfaro &al 2018] que Flabellina confusa est en fait un synonyme de Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).
Cette fiche est donc vouée à disparaître.

Distribution géographique

Atlantique Nord-Est

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Flabellina confusa n'a été observée et décrite, jusqu'à présent, qu'au seul bassin d'Arcachon. Il serait étonnant qu'elle soit endémique* d'une zone aussi restreinte. On devrait donc la trouver dans des biotopes voisins de la côte atlantique, voire de la proche Méditerranée.

Note : il est confirmé par les études moléculaires de [Furfaro &al 2018] que Flabellina confusa est en fait un synonyme de Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).
Cette fiche est donc vouée à disparaître.

Biotope

Flabellina confusa fréquente les substrats rocheux colonisés par les hydraires Eudendrium (Ehrenberg, 1834), dans des eaux volontiers agitées de forts courants, à une profondeur de 1 à 20 m environ.

Description

Nudibranche éolidien, de 8 à 12 mm de long en extension maximale.
Flabellina confusa porte de nombreux cérates en forme de massue, colorés en rouge vif par la glande digestive visible par transparence avec une pointe blanche en bout. La surface des cérates est parsemée de points blancs opaques en relief. Les cérates sont organisés en cinq à sept groupes, et naissent par ramification d'une base commune. Le nombre de cérates par groupe va diminuant de l'avant vers l'arrière, six à dix-sept pour le premier, jusqu'à un ou deux pour le dernier.
Le corps est fin et élancé, blanc opalescent, avec un long pied effilé qui dépasse en arrière les derniers cérates. Sur la tête, deux taches rouges, visibles par transparence, correspondent aux mandibules.
Les rhinophores* sont fins et longs, lisses, transparents à la base et blanc opaque sur leurs deux-tiers distaux. Les tentacules labiaux sont à peine moins longs que les rhinophores, blancs en bout, également.
Selon les saisons, ou les circonstances, on rencontre la flabelline embrouillée étalée de toute sa longueur, en déplacement, ou pelotonnée "en vrac" en train de manger, de copuler, ou de pondre.

Espèces ressemblantes

Calmella gaditana a la même morphologie, le même biotope, et la même alimentation que Flabellina confusa. Seul un examen au microscope de la radula* permet de les distinguer : celle de la flabelline est trisériée (trois dents par rangée) ; celle de Piseinotecus est unisériée.
Compte tenu de sa similitude d'aspect avec Calmella gaditana, il est impossible de dire pour le moment à laquelle de ces espèces appartenaient les animaux vus au Sénégal, aux îles du Cap Vert, aux Canaries, et en Méditerranée.
Note : il est confirmé par les études moléculaires de [Furfaro &al 2018] que Flabellina confusa est en fait un synonyme de Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).
Cette fiche est donc vouée à disparaître.


Calmella cavolini
présente aussi des cérates rouges mais sans les taches blanches. Elle est méditerranéenne.
Flabellina pedata fréquente les mêmes hydraires, mais a une coloration rose pourpre uniforme.

Alimentation

Flabellina confusa se nourrit d'hydraires du genre Eudendrium.

Reproduction - Multiplication

La reproduction a été observée tout au long de l'été. Les Flabellina sont hermaphrodites*. Les orifices génitaux mâle et femelle sont voisins l'un de l'autre et situés à l'avant droit du pied sous le premier groupe de cérates. Les deux partenaires adoptent donc une position tête-bêche pour se féconder réciproquement. En fait, les deux corps sont suspendus aux hydraires et tellement enchevêtrés qu'ils forment un amas de cérates rouges. Difficile alors de distinguer chaque protagoniste, même sur photo.
La ponte est déposée sur les Eudendrium. C'est un fin ruban blanc, formant une pelote irrégulière de 3 à 4 mm de long. Chaque œuf est encapsulé séparément.

Divers biologie

La radula* chitineuse des nudibranches est un critère d'identification précieux pour les biologistes. Flabellina confusa présente deux fortes mandibules dont le bord masticateur porte trois rangées de denticules triangulaires. Entre deux, la radula est formée d'une triple rangée de fortes dents. Les dents centrales en forme de fer à cheval, portent une grosse cuspide triangulaire centrale et six ou sept denticules latéraux pointus. Les dents latérales sont lisses et pointues. La formule de la radula : 23 à 29 (1-1-1).

Note : il est confirmé par les études moléculaires de [Furfaro &al 2018] que Flabellina confusa est en fait un synonyme de Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).
Cette fiche est donc vouée à disparaître.

Informations complémentaires

A partir de 1996-1997, plusieurs photographes sous-marins bordelais avaient des photos d'une limace rouge et blanche non identifiée, abondante sur les rochers du bassin d'Arcachon. Elle fut identifiée sous le nom de Piseinotecus gaditanus fin 1999 grâce à Gery Parent et Yves Müller. Plusieurs sites Internet la présentent sous ce nom.
En 2004, Marina Poddubetskaia, établie à Bordeaux, en envoie plusieurs spécimens à Juan-Lucas Cervera, qui avait fait la première description en 1986-87. Ce nudibranche était très rare en dehors du bassin d'Arcachon et J-L Cervera était intéressé de faire une étude complémentaire.
Surprise : parmi les Piseinotecus gaditanus à radula unisériée, se trouvaient des flabellines inconnues, macroscopiquement identiques, mais à la radula trisériée.
Après une étude approfondie, cette flabelline a été décrite en 2008 sous le nom Flabellina confusa.

Note : il est confirmé par les études moléculaires de [Furfaro &al 2018] que Flabellina confusa est en fait un synonyme de Calmella gaditana (Cervera, García-Gómez & García, 1987).
Cette fiche est donc vouée à disparaître.

Origine des noms

Origine du nom français

Flabelline embrouillée est la simple traduction du nom scientifique.
"Embrouillée", néologisme crée pour le site Doris, correspond aussi à l'allure générale de l'animal qui est souvent une pelote de cérates en vrac, où l'on a du mal à distinguer l'avant de l'arrière.

Origine du nom scientifique

Flabellina est le diminutif du latin [flabellum] = éventail. L'aspect du nudibranche avec ses cérates étalés rappelle un éventail.
confusa, en latin = mélangée, brouillée. Le nom a été donné à cette flabelline parce qu'il est impossible de la distinguer de Calmella gaditana sur des critères macroscopiques*, qu'elle a été confondue avec lui jusqu'à sa description en 2008, et qu'on trouve les deux espèces sur le même biotope, dans la même zone géographique.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Aeolidiina Eolidiens Corps long et effilé portant des cérates simples, alignés ou non sur plusieurs rangées ou en bouquets. Tête avec deux paires de tentacules, la postérieure (rhinophores) sans gaine. Coins antérieurs du pied parfois effilés en tentacule. La majorité consomme des cnidaires mais certains mangent d’autres opisthobranches ou des œufs de poissons.
Famille Flabellinidae Flabellinidés Éolidiens de forme étroite, avec des tentacules pédieux. Les cérates sont parfois insérés sur des pédoncules dorsaux.
Genre Flabellina
Espèce confusa

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