Equorée de verre

Aequorea vitrina | Gosse, 1853

N° 245

Mer du Nord, Manche, océan Atlantique Nord

Clé d'identification

Méduse transparente, délicate
20 cm de diamètre maximum
Nombreux canaux radiaires centrifuges de couleur blanche à bleu pâle
Très nombreux tentacules blancs fins, longs et tortillonnés
Bouche blanche centrale bien visible
Dépression en entonnoir au dessus de la bouche

Noms

Autres noms communs français
Aequorée
Noms communs internationaux
Glass jelly (GB), Lampekapje (NL)

Distribution géographique

Mer du Nord, Manche, océan Atlantique Nord

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

La distribution de cette méduse s'étend de la Norvège à la Bretagne. Aequorea vitrina est une méduse plutôt "nordique". Elle est notamment très fréquente en mer du Nord.

Biotope

Cette méduse est pélagique. On la trouvera dans les eaux côtières plutôt fraîches de l'Europe du nord où l'apport en zooplancton est important. Le polype, lui, est benthique.

Description

Aequorea vitrina est une méduse transparente, dont l'ombrelle mesure de 5 à 20 cm de diamètre, ce qui est inhabituellement grand pour une hydroméduse. Elle est caractérisée par un grand nombre de canaux radiaires de couleur blanchâtre à bleu pâle qui parcourent l'endoderme de manière centrifuge de l'estomac vers le bord de l'ombrelle, où s'enracinent de très nombreux tentacules fins et longs. On en compte 4 par canal radiaire, finement tortillonnés et plus épais à leur base. Leur taille peut atteindre 4 fois le diamètre de l'ombrelle. Au centre, la bouche blanche est bien visible. Au dessus de la bouche, l'endoderme présente une légère dépression en entonnoir.
La phase polype, benthique, est très petite et non observable directement par le plongeur.

Espèces ressemblantes

Aequorea forskalea, méduse de plus grande taille et dont les canaux radiaires sont bleus ou brun foncé.

Alimentation

Cette méduse vorace se nourrit de petits crustacés du zooplancton qu'elle capture grâce aux cnidocytes qui garnissent ses tentacules. Après capture, ceux-ci sont rétractés et le zooplancton est recueilli par la bouche, très mobile. Elle capture également des proies plus grosses comme d'autres méduses, et des cténaires au moyen de sa bouche grande ouverte. La digestion est externe, grâce à des enzymes sécrétés au sein de la cavité gastrique, puis les restes non digérés sont rejetés par la bouche.

Reproduction - Multiplication

Aequorea vitrina est une hydroméduse, c'est-à-dire que son cycle de reproduction passe par une phase polype. Cette alternance de phases est caractéristique de l'immense majorité des hydrozoaires. Le polype bourgeonne des méduses mâles et femelles, qui émettent dans l'eau les deux types de gamètes. Après fécondation, la larve planula pélagique tombe sur le fond et redonne une nouvelle colonie de polypes. Ce cycle est donc classiquement asexué puis sexué.

Divers biologie

Bien qu'il s'agisse d'une hydroméduse, le velum (voile sous-ombrellaire caractéristique des hydroméduses) n'est pas observable. Cette absence de velum, qui en temps normal, tend à rigidifier la méduse, a certainement permis à celle-ci d'atteindre cette taille très inhabituelle.

Les leptoméduses de la famille des Aequoreidae sont des méduses luminescentes et fluorescentes. Deux protéines ont pu être extraites de leurs tissus: La GFP (Green Fluorescent Protein) est responsable de la fluorescence, et l'aéquorine, de la luminescence. Ces deux protéines fonctionnent de manière couplée et ont aujourd'hui de nombreuses applications en biologie cellulaire (embryologie, pharmacologie, etc). Ces phénomènes sont en général peu visibles en plongée.

Informations complémentaires

C'est une méduse délicate et très fragile qui se déchire facilement face au plongeur maladroit.

Origine des noms

Origine du nom français

Traduction directe du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Aequorea : du latin [aequorea] = marine, ou maritime.
vitrina : du latin [vitr-] = comme du verre.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Sous-classe Hydroidolina Hydroïdes Hydrozoaires dont le cycle de vie présente toujours une phase polype.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Famille Aequoreidae Aéquoréidés
Genre Aequorea
Espèce vitrina

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