Hydraire buisson

Dentitheca dendritica | (Nutting, 1900)

N° 1765

Atlantique tropical ouest

Clé d'identification

Grandes colonies érigées
Tiges brun-jaune
Branches en forme de longues plumes
Rameaux sortant alternativement dans un même plan
Souvent colonisés par des zoanthaires

Noms

Autres noms communs français

Buisson ardent

Noms communs internationaux

Feather bush hydroid (GB), Hidroida arbusto (E), Buschige Hydrozoe, Buschige Hydroide (D)

Synonymes du nom scientifique actuel

Plumularia dendritica Nutting, 1900
Cet hydraire a parfois été décrit à tort sous le nom de Plumularia habereri.

Distribution géographique

Atlantique tropical ouest

Zones DORIS : ● Caraïbes

C'est une espèce endémique des Caraïbes, elle est signalée des Bahamas à Curaçao.

Biotope

On rencontre cet hydraire en zone peu profonde, bien éclairée et dans des eaux claires. Il s'installe de préférence là où il y a un léger courant.

Description

Grandes colonies érigées, poussant jusqu’à 50 ou 60 cm de hauteur, ramifiées dans un plan. Les ramifications terminales ressemblent à de longues plumes.
La tige ou hydrocaule et ses ramifications sont d’une couleur jaune-brun plus ou moins soutenue. Elles portent à leur tour de fins rameaux (hydroclades*), blanc grisâtre, qui sortent alternativement dans le même plan, de chaque côté de la tige ou des ramifications. La longueur de ces hydroclades est quasi constante, sauf ceux situés tout à fait à l’extrémité des rameaux.
Les polypes ou hydranthes* sont régulièrement alignés sur le bord supérieur des hydroclades, et visibles comme de petits bourgeons. Comme chez tous les Leptothécates, ils sécrètent un squelette externe chitineux : le périsarc*, qui enveloppe toute la colonie et protège les tissus mous, y compris les polypes.

Cet hydraire est très souvent colonisé par des zoanthaires qui engainent complètement la tige et les branches, ne laissant libre généralement que l’extrémité des "plumes".

Espèces ressemblantes

Plumularia habereri, qui entre également dans une association spécifique avec des Zoanthaires, se trouve dans l'Indo-Pacifique.

Reproduction - Multiplication

La reproduction de cette espèce n'a été décrite que tout récemment (2012 !). Cela vient sans doute du fait que la production des structures reproductrices s'étale sur une très courte période (environ 5 jours) et de plus, elles sont très difficiles à voir car très petites.
Les sexes sont séparés : il y a des colonies mâles et des colonies femelles. Les organes reproducteurs sont abrités dans des enveloppes chitineuses, les gonothèques*, généralement une seule à la base de chaque hydroclade d'un rameau fertile. A l'intérieur de la gonothèque se trouve l'organe reproducteur : un médusoïde, sorte de méduse atrophiée qui ne se détache jamais de la colonie-mère. Ce sont ces médusoïdes qui fabriquent les gamètes*.

Une fois libérés dans la colonne d'eau, les gamètes* mâles et femelles fusionnent pour donner un œuf qui en se divisant donnera naissance à une larve* nageuse (planula). Celle-ci, une fois fixée sur un substrat adéquat, se métamorphose en un polype primaire, qui régénérera une nouvelle colonie.

Vie associée

L'association est obligatoire pour le zoanthaire, mais pas pour l'hydraire.
Le zoanthaire, qui n’a pas de squelette, profite de la structure érigée de l’hydraire pour exploiter les ressources en plancton de la colonne d’eau (entrant donc en concurrence avec son support) et profite peut-être d’une protection par les nématocystes urticants de son hôte.

Informations complémentaires

L'hydraire buisson n'est pas spécialement urticant, mais sa grande taille entraîne un plus grand risque de contact et donc de brûlure si on s'en approche trop.

Origine des noms

Origine du nom français

Hydraire buisson : à cause de l'aspect foisonnant que peuvent prendre les colonies fortement ramifiées.

Origine du nom scientifique

Dentitheca : du latin [denti-] = dent ; et du grec [thêkh-] = boîte : en effet les hydrothèques présentent une encoche nette qui forme une dentelure sur le bord.
dendritica : du grec [dendron-] = arbre, à cause de l'aspect buissonnant des colonies.

Classification

Numéro d'entrée WoRMS : 574070

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Sous-ordre Conica Coniques Les hydranthes ont un hypostome conique, sans cavité buccale distincte de la cavité gastrique.
Famille Plumulariidae Plumularidés Colonies dressées, hydrothèques adhérant à l'hydroclade, alignées en une seule rangée, et entourées d’au moins trois nématothèques.
Genre Dentitheca
Espèce dendritica

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