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Fiche Espèce (N°1378) |
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(N°1378)
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| Cerastoderma edule Linnaeus, 1758 |
| Atlantique Nord-Est, Manche et Méditerranée |
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Bivalves (ou Lamellibranches) |
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Sourdon (Arcachon), coque de genet (Normandie), hénon (Boulogne), bucarde |
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Common edible cockle (GB), Cuore edule, cuore spinoza (I), Berberecho (E), Herzmuschel (A), Kokkel (NL) |
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Critères de reconnaissance |
Deux valves symétriques forment un ensemble rond, bombé Fortes sculptures radiales Couleur externe variable : blanc, beige, ou ocre Taille moyenne comprise entre 1, 5 et 3, 5 cm |
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Distribution |
| On retrouve Cerastoderma edule de la Norvège au Sénégal. Elle est très peu présente en Méditerranée où on la confond souvent avec Cerastoderma glaucum qui lui ressemble beaucoup. |
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Biotope |
La coque commune vit enfouie sous quelques centimètres de sable ou de vase. On la retrouve au bord des plages sur la zone intertidale *. C’est un mollusque que l’on ne retrouve pas en profondeur. Son pied fort lui permet de se maintenir sous le sable et de résister à l’hydrodynamisme, parfois fort, de son habitat. Cerastoderma edule apprécie des températures plutôt fraîches (inférieures à 22° C). On peut remarquer de grandes densités d’individus à proximité d’un apport d’eau douce ou de nutriments. |
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Description |
Cerastoderma edule est un mollusque bivalve vivant enfoui dans le sable. Il est facilement reconnaissable avec ses deux valves symétriques qui forment un ensemble rond et bombé. Chaque valve possède de fortes sculptures radiales ainsi que des stries de croissance concentriques. La couleur externe de la coque commune varie de beige à ocre en passant par le blanc. La couleur interne est principalement blanche, on remarque parfois un trait jaune orangé au niveau des muscles adducteurs. La présence d’un ligament externe permet de maintenir les deux valves ensemble. C. edule possède deux siphons courts et un pied de couleur orangé. Deux muscles adducteurs lui permettent de maintenir les valves fermées. Dans l’eau, on peut repérer sa présence grâce à ses deux siphons qui forment de petits trous à la surface du sable. Sa taille moyenne est comprise entre 1, 5 et 3, 5 cm, les plus gros individus mesurent jusqu’à 5 cm.
La durée de vie moyenne d’une coque commune est de 2 à 4 ans, cependant elle peut exceptionnellement atteindre l’âge de 10 ans. |
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Espèces ressemblantes |
Cerastoderma glaucum (Poiret, 1789) : sa forme est plus ovale que celle de C. edule. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Cardium edule Linnaeus, 1758 (utilisé avant les années 1950) Cardium vulgare da Costa, 1778 Cardium crenulatum Lamarck, 1819 Cardium belgicum de Malzine, 1867 Cardium vulgatum Tryon, 1872 Cardium obtritum Locard, 1886 Cardium mercatorum Coen, 1915 |
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Différentes vues de la coque |
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A demi enfouie dans son substrat |
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Comparaison des siphons de coques et de palourdes |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Cédric CONTI |
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Vérificateur
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| Yves MÜLLER |
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Responsable régional
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| Véronique LAMARE |
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Création le : 24/10/2008
Dernière modification le 21/11/2008 17:31:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Mollusca |
Mollusques |
Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. |
| Classe |
Bivalvia / Lamellibranchia / Pelecypoda |
Bivalves / Lamellibranches / Pélécypodes |
Mollusques aquatiques, filtreurs, au corps comprimé latéralement. Coquille composée de 2 valves articulées disposées de part et d’autre du plan de symétrie. Absence de tête, de pharynx, de radula et de glande salivaire. |
| Sous-classe |
Heterodonta |
Hétérodontes |
Charnière à dents dissociées. Siphon bien développé permettant aux organismes de se nourrir et de respirer tout en restant enfouis. |
| Ordre |
Veneroida |
Vénéroïdes |
Coquille mince, allongée, dure et costulée, bâillante à une ou aux deux extrémités. Ligament à la fois interne et externe. |
| Famille |
Cardiidae |
Cardiidés |
Coquille fermée en forme de cœur. Côtes radiales fortes avec parfois présence de longs tubercules. Bord des valves crénelé. |
| Genre |
Cerastoderma |
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| Espèce |
edule |
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Origine du nom français |
Coque commune : du latin [concha] = coquille. |
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Origine du nom scientifique |
Cerastoderma : nom de genre donné par Poli, 1795. Ce nom est composé du mot grec [ceras] = corne, ou autre appendice, et du mot grec [derma] = peau. Il semblerait que Poli ait utilisé le suffixe [derma] pour faire une classification personnelle. Le nom de genre peut signifier « corne en peau » ou « corne sur la peau », ce nom pourrait faire référence à la forme du pied lorsque le mollusque est ouvert.
edule : du latin [edulis] = qui est bon à manger, comestible. |
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Alimentation |
L’alimentation de C. edule se fait grâce à un courant d’eau créé par le mollusque. L’eau entrant par le siphon inhalant est filtrée avant de ressortir par le siphon exhalant. Ce circuit d’eau lui permet d’assurer les fonctions de nutrition, de respiration et d’excrétion. La coque commune se nourrit de phytoplancton et de matières organiques en suspension, c’est un organisme suspensivore *. |
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Reproduction - Multiplication |
C’est une espèce gonochorique * qui ne présente pas de dimorphisme sexuel externe. C. edule atteint sa première maturité sexuelle lorsqu’elle mesure 20 mm à l’âge approximatif de deux ans. En fonction de la taille, une femelle peut produire plus 50 000 ovules. La période de reproduction s’étale de mars à début août, période durant laquelle la coque commune peut se reproduire jusqu’à trois fois. Un hiver rigoureux stimule sa reproduction. La ponte est provoquée par un réchauffement de l’eau, mâles et femelles expulsent spermatozoïdes et ovules par le siphon exhalant. La fécondation est donc externe. A ce stade, un œuf mesure entre 50 et 60 µm. Après une courte période de vie planctonique, la larve se métamorphose, se dépose sur le sable, s’enfouit, et adopte une vie benthique. Trois mois après la reproduction, la petite coque mesure déjà 1 mm. |
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Vie associée |
Les coques communes sont très souvent victimes de parasites qui peuvent leur être plus ou moins néfastes. On trouve notamment des protozoaires ciliés vivant d’eau intervallaire du mollusque. Cependant les plus fréquents sont des petit vers appartenant à l’embranchement des plathelminthes. Ces petits vers ont des cycles de vie complexes. En effet, ils parasitent souvent des mollusques (coque) pour se reproduire avant de rejoindre leur hôte définitif (un autre invertébré). |
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Divers biologie |
On peut remarquer sur les valves de la coque commune des stries concentriques plus marquées, de couleur sombre. Ces dernières correspondent à une période où le mollusque bivalve n’a pas de croissance, c'est-à-dire l’hiver. En comptant le nombre de stries sombres il est possible de déterminer l’âge approximatif de l’individu. Le comportement fouisseur de C. edule lui permet d’être à l’abri de bien des prédateurs. Cependant, les oiseaux limicoles comme l’huîtrier-pie savent très bien dénicher le petit mollusque. Chez les poissons, la plie et la daurade sont aussi des prédateurs de la coque. |
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Espèce réglementée |
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Cette espèce fait l’objet d’une réglementation sur sa taille qui doit être supérieure à 3 cm pour être pêchée. Ne pas hésiter à se renseigner auprès des Affaires Maritimes du département pour des informations complémentaires à la réglementation. |
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Informations complémentaires |
La coque commune est très appréciée des amateurs européens, et fait l’objet d’une exploitation professionnelle de deux sortes : - la pêche Les principaux gisements naturels sont exploités mécaniquement à l’aide de dragues ou manuellement avec des râteaux (pêche à pieds). La taille minimale de capture est de 3 cm. - l’aquaculture La cerastoculture (culture de la coque) est récente et dépendante du milieu naturel. L’homme a peu d’influence sur cette forme de culture. Quelques mois après la période de reproduction, à la fin de l’été, les petites coques (appelées aussi naissain) sont pêchées puis revendues à des professionnels qui les sèment sur l’estran. Les coques grossiront pendant 18 à 24 mois avant d’être récoltées. La taille minimale de capture est alors de 2, 7 cm. |
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Références bibliographiques |
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Fischer W.,
Bauchot M-L., Schneider M., 1987,
FICHES FAO D’IDENTIFICATION DES ESPECES POUR LES BESOINS DE LA PECHE (REVISION 1). MEDITERRANEE ET MER NOIRE, ZONE DE PECHE 37. VOLUME 1. VEGETAUX ET INVERTEBRES,
CEE, FAO, ed. FAO, Rome, 760p. |
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Lindner G.,
Weber D., 2005,
GUIDE DES COQUILLAGES MARINS,
2ème édition, ed. Delachaux & Niestle, 320p. |
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Martoja M.,
1995,
MOLLUSQUES,
Institut océanographique, Paris, 168p. |
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Quéro J-C.,
Vayne J.-J., 1998,
LES FRUITS DE LA MER ET PLANTES MARINES DES PECHES FRANCAISES,
"Les encyclopédies du naturaliste", ed. Delachaux & Niestlé, 256p. |
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