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Fiche Espèce |
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| (N°3118)
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| Acanthurus polyzona (Bleeker, 1868) |
| Comores, Madagascar et îles Mascareignes (océan Indien) |
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| Chirurgien barré |
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Poissons osseux nageant près du fond |
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| Chirurgien à barres noires |
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Black-barred surgeonfish (GB) |
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Critères de reconnaissance |
Corps en amande comprimé latéralement Couleur jaune pâle grisé à olivâtre en face dorsale, blanc argenté en face ventrale Neuf barres verticales noires, la première traversant l’oeil Nombreuses marques noires en lignes ou points sur la tête et la gorge Scalpels de la même teinte que le corps, sans tache de couleur autour |
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Distribution |
| On trouve cette espèce dans le sud-ouest de l’océan Indien. Elle est endémique* de Madagascar et des Comores (dont Mayotte), ainsi que de certaines des îles Mascareignes : La Réunion, Maurice et Rodrigues. |
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Biotope |
| Acanthurus polyzona se rencontre dans les lagons et sur les pentes externes, sur fonds sableux, détritiques, rocheux ou coralliens, jusqu’à 15 mètres de profondeur. |
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Description |
Le corps dessine approximativement la forme d’une amande, montrant un dos élevé et un arc ventral prononcé ; il est comprimé latéralement. Sa longueur pourrait atteindre 20 cm.
La livrée d'Acanthurus polyzona est jaune très pâle, plus ou moins grisé ou olivâtre en face dorsale, et blanc argenté en face ventrale. Elle porte 9 barres verticales noires assez épaisses dont la largeur diminue en face ventrale. La première barre traverse les yeux et les deux dernières délimitent le pédoncule* caudal ; la seconde couvre le premier rayon de la dorsale et s’arrête sur la base des pectorales. Certaines de ces barres peuvent être interrompues avec un point dans leur alignement en face ventrale. Leur largeur diminue sur la moitié postérieure du corps en même temps que leur prolongement sur la nageoire dorsale s’estompe. Les écailles sont petites et invisibles in situ. La ligne latérale*, qui comprend environ 120 écailles, est par contre nettement visible et suit le profil du dos jusqu’à la fin du pédoncule caudal. Une épine (ou scalpel) de petite taille et très discrète, de la même teinte que le corps et sans tache de couleur pour la manifester, est présente de part et d’autre du pédoncule.
La tête fait environ 1/5ème de la longueur totale du corps (longueur incluant la queue). Cette tête est pointue et s’achève par une petite bouche terminale aux lèvres épaisses. Les yeux sont assez grands, leur diamètre entre environ 3,5 fois dans la profondeur orbitaire*. Les deux paires de narines, très rapprochées, se situent juste devant le bord supérieur des yeux. Le front parait bombé, la zone interorbitale donnant un renflement convexe au profil. En dehors de la première barre verticale qui traverse les yeux, la tête porte de nombreuses marques noires formées de lignes épaisses dont le tracé varie d’un individu à l’autre, mais on peut trouver un accent circonflexe plus ou moins régulier sur la zone interorbitale et le même motif inversé au-dessus de la lèvre supérieure. Derrière l’aplomb de l’œil, le profil rectiligne du préopercule* est d'autant plus visible qu'il est souligné par une des marques noires de l'opercule* qu'il recouvre. Le début de la partie ventrale est orné de gros points et/ou de courtes lignes épaisses noires. Ces motifs sont susceptibles de pâlir ou foncer en fonction de l’humeur des individus.
Les nageoires dorsale et anale sont de la même teinte que le corps. La dorsale comprend 9 rayons durs et 23 à 25 rayons mous, l’anale 3 rayons durs et 21 à 23 rayons mous. Les rayons mous sont ramifiés. Les nageoires pectorales sont translucides, avec 2 rayons durs et 14 rayons mous. Les pelviennes sont blanches avec 1 rayon dur et 5 rayons mous. La caudale est tronquée. |
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Espèces ressemblantes |
| Acanthurus triostegus (Linnaeus, 1758) : la livrée du chirurgien-bagnard porte 6 barres verticales noires (contre 9 chez A. polyzona), et ces barres sont plus fines. Le seul motif présent sur sa tête est une barre plus ou moins grise sur l’arête du museau. Sa couleur tend davantage vers le jaune. Sa distribution s’étend à tout le domaine indo-pacifique et il est plus fréquent qu’A. polyzona dans la zone d’endémisme de ce dernier. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Rhombotides polyzona Bleeker, 1868 Acanthurus triostegus polyzona (Bleeker, 1868) |
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Poissons-chirurgiens, nasons |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Philippe BOURJON |
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Vérificateur
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| Alain-Pierre SITTLER |
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Responsable régional
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| Alain-Pierre SITTLER |
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Création le : 17/06/2012
Dernière modification le 30/07/2012 13:33:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Vertebrata |
Vertébrés |
Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Super-classe |
Osteichthyes |
Ostéichthyens |
Vertébrés à squelette osseux. |
| Classe |
Actinopterygii |
Actinoptérygiens |
Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées. |
| Sous-classe |
Neopterygii Teleostei |
Néoptérygiens Téléostéens |
Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées. |
| Super-ordre |
Acanthopterygii |
Acanthoptérygiens |
Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
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| Ordre |
Perciformes |
Perciformes |
Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales. |
| Sous-ordre |
Acanthuroidei |
Acanthuroïdes |
Poissons-chirurgiens. |
| Famille |
Acanthuridae |
Acanthuridés |
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| Genre |
Acanthurus |
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| Espèce |
polyzona |
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Origine du nom français |
Chirurgien : ce nom se rapporte aux épines érectiles qui arment le pédoncule caudal de ces poissons. On appelle aussi ces épines des « scalpels », du nom de l’un des instruments tranchants utilisé en chirurgie.
barré : l’adjectif se rapporte évidemment aux 9 barres verticales qui ornent la livrée de cette espèce. |
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Origine du nom scientifique |
Acanthurus : du grec [acantha], qui signifie épine, et [oura], qui signifie queue. La « queue munie d’épines » renvoie aux scalpels que portent les poissons-chirurgiens sur le pédoncule caudal. Le genre a été décrit par Forsskål en 1775 et il regroupe actuellement 42 espèces.
polyzona : mot composé du grec [poly], qui signifie plusieurs, nombreux, et [zona], qui signifie ceinture. L’adjectif polyzone est un terme d’histoire naturelle qui dénote une livrée à plusieurs zones colorées. Concernant Acanthurus polyzona, il s’agit certainement des 9 barres verticales noires qui structurent la livrée en différentes bandes pouvant évoquer des ceintures. |
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Alimentation |
| Acanthurus polyzona est un brouteur d’algues, notamment filamenteuses. |
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Reproduction - Multiplication |
Il n’y a, à la date de rédaction de cette fiche, pas de travaux scientifiques concernant cette espèce, notamment dans le domaine de la reproduction.
Le corps du juvénile est plus allongé que celui de l’adulte, mais le patron de couleur et les motifs sont identiques. Le rédacteur, observateur de l'espèce, peut témoigner que le juvénile recherche la proximité des juvéniles d’Acanthurus triostegus, comme le font les adultes entre eux. Il fréquente les zones peu profondes des lagons. Sa croissance initiale semble rapide. |
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Vie associée |
| Acathurus polyzona se mêle souvent aux bancs de chirurgiens bagnards Acanthurus triostegus, profitant ainsi de la protection liée à l’effet de masse du banc. |
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Divers biologie |
La mâchoire supérieure porte 16 à 18 petites dents en forme de spatules, l’inférieure en porte 18 à 20 ; vues de face ces dents présentent un tranchant composé d’une juxtaposition de crêtes arrondies.
Ses scalpels sont tranchants, ils sortent de leur sillon quand le poisson dirige sa queue sur le côté. Ils peuvent infliger des coupures douloureuses à l'homme si le poisson vivant est manipulé. Ce sont des armes offensives (rivaux) et défensives (prédateurs).
Ce poisson est diurne. Il n’est pas très farouche et s’habitue vite à l’observateur.
Il arrive que les barres noires deviennent gris foncé avec deux bordures noires, ce qui manifeste probablement une situation de stress.
Il vit en bancs ou se mêle aux bancs des chirurgiens bagnards. Les adultes apprécient les zones à hydrodynamisme fort.
J. E. Randall, ichthyologiste à l'Université de Hawaï, spécialiste du groupe, pense probable une proximité génétique entre cette espèce et Acanthurus triostegus.
Sa capacité de résilience* est forte : le temps minimum requis pour le doublement d’une population est estimé inférieur à 15 mois. Sa vulnérabilité est faible. |
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Espèce réglementée |
| Il est considéré comme « NT » (Near Threatened = quasiment menacé) à La Réunion dans la Liste Rouge élaborée par Ronald Fricke (2009). Cette menace est liée à sa sensibilité aux activités humaines provoquant notamment l’eutrophisation* des substrats et la pollution. Le même auteur le signale comme en probable déclin sur l’île. |
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Informations complémentaires |
L’espèce est décrite par [Bleeker 1868] sous le nom de Rhombotides polyzona. Les localités du type (individus ayant servi à la description) sont Mayotte, les Comores et La Réunion. Dans sa description, Bleeker isole les « huit bandes du corps » et les « quatre bandes de la tête » : il considère comme des « barres » à la fois celle qui traverse l’œil et les motifs présents sur le museau.
Sa commercialisation est interdite à La Réunion depuis 2006 du fait du risque de ciguatera* que sa consommation d’algues fait courir (Arrêté nº 06-2412/SG/DRCTCV). |
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Références bibliographiques |
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Debelius H.,
Kuiter R.H., 2001,
POISSONS-CHIRURGIENS ET ESPECES APPARENTEES - ACANTHUROÏDES,
ed. Ulmer, Paris, 208p. |
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Kuiter R.H.,
Debelius H., 2007,
ATLAS MONDIAL DES POISSONS MARINS,
ed. Ulmer, Paris, 728p |
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Lieske E.,
Myers R.F., 1995,
GUIDE DES POISSONS DES RECIFS CORALLIENS,
Les guides du naturaliste, ed. Delachaux et Niestlé, 398p. |
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Taquet M.,
Diringer A., 2007,
POISSONS DE L'OCEAN INDIEN ET DE LA MER ROUGE,
ed. Quae, 528p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
Bleeker P., 1868, Description d’une espèce de Rhombotides de l’île de la Réunion, Archives Néerlandaises des Sciences Exactes et Naturelles, Haarlem, 3, 277-278.
Fricke R., 1999, FISHES OF THE MASCARENE ISLANDS (REUNION, MAURITIUS, RODRIGUEZ). An annotated checklist with descriptions of new species. Koeltz Scientific Books, 759p.
Fricke R., Mulochau T., Durville P., Chabanet P., Tessier E., Letourneur Y., 2009, Annotated checklist of the fish species (Pisces) of La Réunion, including a Red List of threatened and declining species, Stuttgarter Beiträge zur Naturkunde A, Neue Serie 2, 1-168.
Randall J. E., 1956, A revision of the surgeon fish genus Acanthurus, Pacific Science, 10(2), 159-235.
La page sur Acanthurus polyzona sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase |
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