Sept doigts

Lambis lambis | (Linnaeus, 1758)

N° 1272

Indo-Pacifique

Clé d'identification

Sept digitations
Pédoncule oculaire
Coquille biconique

Noms

Autres noms communs français

Araignée, lambis

Noms communs internationaux

Common spider shell, spider conch (GB)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Lambis hermaphrodita Röding, 1798
Lambis lobata Röding, 1798
Pterocera crocata Link, 1807

Distribution géographique

Indo-Pacifique

Zones DORIS : Indo-Pacifique

De la côte est de l'Afrique, l'océan Indien et l'océan Pacifique (à l'est de la Mélanésie, l'Australie et la Nouvelle-Calédonie).

Biotope

Lambis lambis se rencontre sur les fonds de sables, de petit débris et herbiers.

Description

Lambis lambis est un mollusque à coquille. Relativement grand, il atteint les dix centimètres (hors digitations).
Ce gastéropode est assez bien camouflé. En effet, le côté externe de la coquille est recouvert de petites algues qui accumulent de fins sédiments. Ces éléments superficiels induisent un remarquable mimétisme* pour l'animal. Sans ces épibiontes*, la partie externe de la coquille apparaît plissée, avec une coloration à dominante beige crème et des zébrures fauve qui la parcourent verticalement.
Côté interne, la coquille forme une lèvre dont le rebord est plus sombre que le reste de la coquille. La coquille devient lisse en allant vers son intérieur et s'y éclaircit, en virant du rosé au crème.

La coquille est biconique, les spires forment un triangle assez prononcé, la partie médiane est plus large et la base se resserre. Le dernier tour est important et s'écarte nettement de l'axe central.

La coquille présente sept longues digitations bien distinctes les unes des autres. Elles naissent à la frontière entre la partie dite externe de la coquille et la partie interne, et s'allongent ensuite à l'horizontale. Les digitations présentes s'organisent de la manière qui suit : deux dans l'axe vertical, au niveau de l'ouverture du canal, et cinq disposées en arc de cercle, au niveau du bord extérieur de la lèvre. Elles s'assombrissent, s'affinent au bout et elles sont souvent abîmées à leur extrémité.

L'intérieur de la coquille est lisse et brillant. L'ouverture est orangée, le bord pariétal violet. Cette couleur se retrouve sur le bord de la lèvre. Les tonalités varient en intensité (jusqu'à disparaître) selon les individus.
Toujours côté intérieur : les canaux présents sur le bord vont en se rétrécissant au départ des digitations.
Seul un pédoncule apparaît quand L. lambis est sur son pied. Au bout du pédoncule, un œil cerclé assez globuleux sort par une encoche à côté du canal inhalant. Cette encoche est caractéristique des Strombidae.
Parfois L. lambis se rencontre sur le dos. Le corps apparaît un peu plus vert avec des taches beiges. L'opercule en forme de faux est bien visible.

Espèces ressemblantes

Les confusions sont possibles avec les strombes qui ont le même nombre de digitations. Cependant, la coloration du bord pariétal ou la courbure permettent de différencier les espèces sous l'eau.
La différence entre Lambis truncata et L. crocata est moins simple. Les couleurs peuvent être très proches. Néanmoins, l'ouverture de L. truncata est plus importante, ce qui lui donne un aspect plus trapu et ses digitations sont plus courtes.
L. crocata a les digitations nettement plus courbées, surtout celles au niveau de l'apex.

Egalement présent en Nouvelle-Calédonie, citons Lambis scorpius (Linnaeus, 1758), suffisamment différent pour ne pas être une source de confusion sérieuse.

Alimentation

L. lambis est herbivore. Sa radula* est adaptée et permet de transpercer les cellules des algues et phanérogames sous-marines.

Reproduction - Multiplication

Lambis lambis présente un dimorphisme sexuel. Les femelles ont deux carènes plus volumineuses sur la face dorsale et des digitations plus longues avec des courbures différentes des mâles (en vue dorsale, celles des mâles se recourbent plus vers le haut).
Après fécondation* des œufs, la femelle dépose sur le substrat une ponte filamenteuse.
Les larves sont pélagiques*.

Vie associée

La coquille est couverte d'épibiontes (algues).

Divers biologie

L'opercule permet, entre autre, de remettre l'animal sur la face ventrale, lorsqu'il est tombé sur sa face dorsale à la suite d'un déplacement.

Informations complémentaires

Les strombes sont utilisés dans l'alimentation. Selon les pays, il s'agit soit d'une pêche vivrière, soit d'une pêche commerciale et on les trouve à la carte dans certains restaurants.

Origine des noms

Origine du nom français

Cette appellation est liée au nombre de digitations de la coquille.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Caenogastropoda Caenogastropodes
Ordre Littorinimorpha Littorinimorphes
Famille Strombidae Strombidés

Coquille biconique. Premiers tours de la coquille avec des côtes radiales puis des varices noduleuses. Large pavillon lisse et nacré, avec des expansions digitiformes, une échancrure près de la base du labre (pour le pédoncule oculaire). Pied musculeux, opercule corné long, courbe et étroit (en faux), dentelé d'un côté. Herbivores.

Genre Lambis
Espèce lambis

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