Hydroïde d'Ezo

Hydroides ezoensis | Okuda, 1934

N° 3286

Cosmopolite

Clé d'identification

Tube calcaire fixé au substrat d'environ 3 mm de diamètre
Panache branchial en deux lobes semi-circulaires
Opercule pédonculé à deux niveaux (l'entonnoir et le verticille)
Pédoncule operculaire vert-jaunâtre avec des taches violettes

Noms

Noms communs internationaux

Tubeworm (GB) (ce nom très général est donné aux sabellidés et serpulidés et à d'autres organismes),

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Hydroides esoensis Okuda 1934 ou Hydroides yezoensis Okuda, 1934.

Distribution géographique

Cosmopolite

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord, Indo-Pacifique

Cette espèce est originaire du Pacifique et de la mer du Japon. Elle est présente sur la côte atlantique française et dans les ports du Havre et de Dunkerque. Hydroides ezoensis est une salissure commune dans le port du Havre (où il a supplanté les autres Hydroides), et dans d'autres domaines paraliques* comme dans le sud de l'Angleterre.

Biotope

Les nombreuses espèces d'Hydroides vivent dans les eaux côtières peu profondes des régions tempérées et tropicales (entre 43 ° N et 35° S).
Cette espèce originaire du Japon a besoin d'eaux riches en plancton et dans sa zone d'origine elle semble nécessiter une température de l'ordre de 20 °C pour pondre et se fixer. Toutefois sa distribution en Europe suggère qu'elle peut supporter une température inférieure.
H. ezoensis est une espèce des milieux paraliques.

Description

Son tube calcaire fixé au substrat a environ 3 mm de diamètre; il est blanc, épais et massif, sinueux ou irrégulièrement enroulé, à section semicirculaire, légèrement aplati par dessus, sans carène distincte, mais souvent marqué par des stries de croissance transversales qui sont légèrement étirées vers l'avant à la face supérieure aplatie. La partie appliquée sur le support montre en général, sur la partie supérieure un double renflement plus ou moins développé et variant selon les individus, entre une double carène et un simple méplat supérieur. Lorsque le tube se décolle du support, sa section devient circulaire par disparition de l'ornementation longitudinale. La partie ancienne du tube est fréquemment verdie par des algues endolithiques*. Le tube peut emmurer divers organismes pris dans l'épaisseur de la paroi dont des algues. Dans le tube on peut observer la présence de planchers transversaux obliques troués.
Les individus d'un an mesurent environ 20 mm de long pour une largeur de 2,5 mm (opercule, thorax). Une longueur maximale observée de 43 mm a été enregistrée.
Les spécimens vivants ont une pigmentation vive et variée :panache branchial en deux lobes semi-circulaires. les rayons branchiaux ou radioles* (14 à 26 de chaque côté) sont en général violets avec des bandes orange, beiges, brunes, mauves, violettes, rougeâtres, de couleur plus foncée vers la base. A la différence des autres, les rayons branchiaux de la première paire dorsale ne sont pas pennés : l'un de ces radioles nus, très court, légèrement renflé à l'extrémité est un pseudopercule, l'autre, de longueur normale porte l'opercule. L'opercule pédonculé est à deux niveaux (l'entonnoir et le verticille*). Le pédoncule operculaire est vert-jaunâtre avec des taches d'un violet foncé caractéristique. L'opercule peut se trouver soit à gauche, soit à droite. Toutefois les spécimens à deux vrais opercules, un de chaque côté, ne sont pas rares. Le pédoncule de l'opercule est annelé de quelques zones alternativement claires et sombres. L'entonnoir de l'opercule est divisé en 17-50 rayons à l'extrémité pointue. Il enveloppe directement la base du verticille formé d'une couronne de 12-36 fines épines irrégulières dirigées vers l'extérieur. Ces épines jaunes à brun-foncé ne portent pas de petites dents latérales mais de petites dents (5-6) sur l'axe médian interne. La zone centrale du verticille présente une épine centrale (ou excroissance conique).

Espèces ressemblantes

Hydroides elegans (Haswell, 1883). Le tube est blanc, lisse, sinueux (un peu sigmoïde*) de section presque trapézoïdale (section: 0,5 à 1,6 mm, longueur 7 à 35 mm). Il présente deux crêtes longitudinales et plusieurs rides transversales. La longueur maximale est de 80 mm.
Les rayons branchiaux (10-20 par lobe) sont d'un écarlate brillant ou orange avec des bandes transversales, leurs tiges sont blanches à la base et brunes à l'extrémité.
L'opercule est jaune avec une bande brune transversale. L'entonnoir de l'opercule est divisé en 21-28 rayons à l'extrémité arrondie. Il enveloppe directement la base du verticille formé d'une couronne de 12-21 fines épines irrégulières semblables, jaunes, dirigées vers l'extérieur. Ces épines portent 2 ou 3 petites dents latérales courtes surtout vers l'extrémité. La zone centrale du verticille présente une excroissance conique qui être plus ou moins allongée.
Certains détails peuvent être retenus comme assez typiques de H. elegans ; épines du verticille en général relativement plus courtes, à dents latérales moins nombreuses dont l'extrémité est plutôt courte. Les tubes de H. elegans semblent moins solides que ceux de H. norvegica.

Hydroides dianthus (Verrill, 1863). Le tube est blanc, rond en section transversale (diamètre: 1,3 à 1,5 mm, longueur: 10 à 25 mm) et assez lisse, tortueux, avec des rides transversales.
Le panache branchial est presque circulaire et composé de deux parties symétriques chacune d'environ 12-18 rayons aux pointes nues. Les branchies sont de coloration très variable, violettes à la base, avec des bandes étroites de rouge-clair ou vert-jaunâtre pâle ou des bandes pourpres et blanches ou encore blanc jaunâtre avec des bandes brunes. L'entonnoir de l'opercule est divisé en 26-40 rayons à l'extrémité pointue. Il est un peu excentré dans sa partie supérieure. Il enveloppe directement la base du verticille formé de 8-12 épines lisses jaunâtres, pointues, toutes plus ou moins courbées vers le côté ventral, celles du côté dorsal sont un peu plus longues. La zone centrale du verticille présente une excroissance conique qui peut être plus ou moins allongée.
Le pédoncule est habituellement violacé, avec deux bandes blanches ou plus. Un pseudopercule est présent. Le corps est généralement vert foncé jaune, avec le dos citron-jaune..

Hydroides dirampha Mörch, 1863. Le tube est blanc, de 1,4 à 8 mm de diamètre, la face supérieure est légèrement aplatie et comporte 2-3 crêtes longitudinales peu marquées et des crêtes transversales.
Le panache branchial se compose de 18-23 rayons branchiaux avec des bandes brunes et blanches.
L'entonnoir de l'opercule, gris clair à gris foncé, est divisé en 28-33 rayons à l'extrémité pointue brune. Il enveloppe directement la base du verticille formé d'une couronne de 11-15 épines lisses aplaties à l'extrémité en forme d'ancre ou de «T ». Chaque épine du verticille de couleur ambre à brun présente à l'intérieur et à sa base une petite carène plus ou moins marquée qui forme près de la base une petite dent courbée vers le bas (visible quand les épines sont bien écartées). Il n'y a pas d'épine centrale.

Hydroides norvegica Gunnerus, 1768. Le tube est blanc, parfois bleuâtre, droit ou enroulé dans un plan.
Les rayons du panache branchial sont au nombre de 15 à 17 de chaque côté. Ils sont rouges à la base, puis ensuite d'un vert pâle ou à zones alternées blanches et rouges.
le pédoncule est rouge. Un pseudopercule court en forme de massue est présent de l'autre côté.
L'entonnoir de l'opercule est divisé en 22-40 rayons à l'extrémité arrondie. Il enveloppe directement la base du verticille formé d'une couronne de 16-17 fines épines irrégulières dirigées vers l'extérieur. Ces épines portent 3-4 petites dents latérales courtes. La zone centrale du verticille est plate et lisse. Il n'y a pas d'épine centrale.
L'opercule est rouge ou marqué par des anneaux rouges.
Le corps, plus ou moins rouge, mesure 20 millimètres de long, dont 5 millimètres pour les branchies, sur 2 millimètres de large et compte 82 à 92 segments y compris les 7 thoraciques. Le thorax représente un tiers de la longueur du corps.

107 espèces d'Hydroides sont actuellement reconnues. En conséquence d'autres espèces sont susceptibles de coloniser nos eaux métropolitaines comme H. plateni. Aux Açores on peut observer Hydroides azoricus, et au Cap Vert Hydroides capensis caractéristiques des eaux pures du large.

De nombreux autres organismes vivent et sécrètent un tube calcaire collé au substrat :
A . Présence d'un panache branchial
1. Tube calcaire de section ronde
a) - panache branchial en deux lobes distincts, opercule en forme d'entonnoir qui peut être plus ou moins dentelé (diamètre du tube5 mm, longueur: jusqu'à 10 cm) : Serpula vermicularis
b) - panache branchial en fer à cheval, pas d'opercule (longueur du tube: 10-15 cm) : Protula spp.
c) - collerettes évasées à intervalles irréguliers (diamètre du tube quelques millimètres, longueur : 2 à 10 cm), panache en deux demi-cercles, opercule en forme de figue, milieux à salinité variable : Ficopomatus enigmaticus
d) - très fin et très fragile, en pelote, souvent sur des gorgones, panache branchial à peine visible,
- pas d'opercule : Salmacina sp.
- présence d'un opercule : Filograna sp.
2. Tube calcaire de section triangulaire, panache branchial rond en deux lobes
a) - une crête axiale terminée par une dent saillante au-dessus de l'ouverture, longueur du tube: 15 à 40 mm, opercule en forme de poire : Spirobranchus triqueter.
b) - crête axiale du tube non terminée par une dent saillante au-dessus de l'ouverture, longueur du tube: 15 à 40 mm, opercule de forme plus complexe : Spirobranchus lamarcki.
3. Tube calcaire enroulé en spire, de petite taille (inférieur à 4,5 mm) adhérant au substrat sur toute sa longueur : famille des Spirorbidae.
B . Pas de panache branchial, intérieur du tube lisse et nacré
1. Tube calcaire de section ronde (diamètre: 10-15 mm, longueur: 10-20 cm), pas d'opercule : grand vermet, Thylacodes arenarius
2.
Tube calcaire de section triangulaire (section 5 mm, longueur: 10-50 mm), un opercule concave : petit vermet, Vermetus triquetrus.

Alimentation

Les Hydroides sont des filtreurs* : le battement des cils à la surface des branchies produit un courant d'eau qui amène les particules alimentaires au contact des branchies et ensuite les conduit vers la bouche.

Reproduction - Multiplication

Les Hydroides ont une reproduction sexuée et les sexes sont séparés. La fécondation a lieu dans l'eau de mer. Comme la plupart des annélides polychètes, l'émission des gamètes* est coordonnée par la production de substances (phéromones*) qui signalent la maturité des partenaires.

Vie associée

De nombreux organismes ont été observés dans le port du Havre dans la masse complexe formée par les tubes des Bryozoaires, Kamptozoaires (ou Endoproctes), des Siponcles et d'autres Polychètes (Phyllodoce,…), et en épibiose sur l'opercule, des algues comme Chaetomorpha linum (O.F. Müller), Ulva (ex Enteromorpha), Callithamnion sp, des Cyanobactéries filamenteuses, des Spirulina sp., des Foraminifères, des Ciliés.
Des Crustacés Copépodes ectoparasites comme Clausia parva Kim I.H., 2014 et Pseudanthessius excertus Kim I.H., 2014 ont été décrits.
Parmi les parasites des Hydroides, on peut observer, dans l'Atlantique Nord-Ouest, de petits gastéropodes Pyramidellidés ectoparasites* spécifiques du genre Fargoa (comme F. dianthophila (Wells & Wells, 1961). Un autre gastéropode se nourrit de Serpulidés, il s'agit du petit nudibranche Vayssierea elegans (Baba, 1930), mais il vit sur la côte est de l'Asie.

Divers biologie

Le genre Hydroides est le genre d'annélides polychètes de la famille des Serpulidés le plus vaste, actuellement 107 espèces sont reconnues. Les Serpulidés du genre Hydroides fabriquent toutes un tube calcaire (en général blanc) attaché au substrat* par la partie la plus ancienne. De section plus ou moins circulaire à trapézoïdale (avec surface supérieure aplatie), deux ou trois crêtes longitudinales peu profondes peuvent être présentes, mais il n'y a pas de carène* distincte. L'aspect du tube, qui grandit avec l'animal, dépend de nombreux facteurs et de ce fait peut, difficilement, être utilisé comme caractère pour l'identification de l'espèce. Des grains de sable peuvent être incorporés dans la surface du tube sans que le tube en soit constitué. Plusieurs tubes peuvent être assemblés et former une masse.
Seuls le panache branchial et l'opercule* sont visibles sortant du tube quand l'animal est en extension. Un second opercule peut parfois être observé; Le panache branchial est formé de deux lobes, chacun en demi-cercle, composés de rayons* (ou radioles*-) dont le nombre (inférieur à 33) varie selon les espèces.
Le corps, comme chez tous les annélides polychètes, est formé de métamères* (anneaux).

Les différentes espèces sont identifiées principalement par :
- l'orrnementation de l'opercule qui ferme le tube quand l'animal, inquiété, s'est retiré dedans.
- et par les soies portées sur les anneaux du corps. Comme ces dernières nécessitent l'utilisation d'un microscope, elles seront ici laissées de côté. De ce fait l'identification ne sera pas certaine. Seule l'étude des soies pourrait permettre d'approcher plus sérieusement une identification précise.
L'opercule a une forme en entonnoir au centre duquel s'élève une couronne d'épines (le verticille*). Cet opercule est porté par un pédoncule* qui est un rayon branchial modifié. Un pseudo-opercule* peut être présent, voire un second opercule. Les rayons de l'entonnoir (comme une marguerite) ont généralement des dents marginales* simples et pointues ou arrondies. Le verticille est composé d'un certain nombre d'épines longues. Les caractéristiques et l'agencement du verticille sont souvent les principaux caractères distinctifs entre les espèces, mais cela peut être quelque peu compliqué par les changements de la morphologie du verticille au cours de la croissance, de la régénération et des variations individuelles. La partie terminale de l'opercule et le verticille peuvent être recouverts de vase et de petites algues.

Les larves* planctoniques* sont attirées vers certains substrats par des signaux chimiques solubles (des acides aminés libres) émis par le biofilm* bactérien recouvrant le substrat. Ces signaux induisent la fixation et la métamorphose. La présence d'individus de la même espèce d'Hydroides augmente le pouvoir d'attraction du substrat. Il est intéressant de noter que les larves d'Hydroides préfèrent, comme de nombreux organismes qui ne se reproduisent pas par bourgeonnement, s'installer sur des supports déjà habités par des annélides tubicoles plutôt que sur une surface complètement nue et récente.

De nombreux poissons consomment les panaches branchiaux et l'abondance des œufs et larves nourrissent certainement un grand nombre de filtreurs.

Informations complémentaires

H. ezoensis se plaît tellement dans le port du Havre qu'il a supplanté toutes les autres espèces d'Hydroides dont H. elegans.

Les Hydroides sont l'objet de nombreuses études car ces organismes constituent un élément important des salissures marines (le fouling) sur les structures portuaires, aquacoles et toute structure immergée dont les coques des navires et des canalisations.
Ces salissures marines sont responsables d’une augmentation de la masse des bouées (plusieurs kg/m²) et des navires, de la réduction de l’hydrodynamisme des navires, et donc de l’augmentation de la consommation de carburant. Ils sont également responsables de l’obstruction des canalisations, et en conséquence de l’augmentation des coûts de maintenance. Les enjeux financiers peuvent être considérables. L'enlèvement se fait par grattage et l'utilisation de traitements préventifs chimiques (anti-fouling) dont certains à base de cuivre, peut être désastreuse pour l'environnement.
Les différentes espèces sont transportées pour la plupart probablement dans les eaux de ballasts des navires commerciaux mais également sur les coques de ces navires.
Toutefois les zones recouvertes par les tubes assurent également des supports et abris pour un grand nombre d'espèces et assurent ainsi une augmentation de la biodiversité.
Dans les zones où les eaux sont peu renouvelées, ces organismes entrent en compétition avec les espèces indigènes pour la nourriture et l'oxygène et peuvent provoquer des mortalités importantes d'huîtres.

H. ezoensis a été importé du Japon en France lors de l'importation d'huîtres Crassostrea gigas (Thunberg, 1793), mais l'espèce ne s'est pas maintenue et n'est pas à l'origine de son expansion en Europe.
L'importation en Grande Bretagne à Southampton a certainement été permise par les ballasts des transporteurs de voitures Nissan & Datsun et aussi grâce à la grande richesse en phytoplancton* et les étés chauds ainsi que l'absence de prédateurs. Un navire couvert d'un dense revêtement de salissures a été transféré de Southampton à Brighton, les H. ezoensis ne se sont pas pour autant répandus.
Cette espèce originaire du Japon a besoin d'eaux riches en plancton et dans sa zone d'origine, elle semble nécessiter une température de l'ordre de 20 °C pour pondre et se fixer. Toutefois sa distribution en Europe suggère que cette température a peu d'influence sur l'expansion de cette espèce.

Origine des noms

Origine du nom français

Hydroïde d'Ezo : traduction du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Hydroides : semblable à une Hydre. Hydroides est féminin. Le suffixe –oides (= à l'aspect de) du temps de Linné était utilisé pour indiquer la ressemblance avec un organisme déjà connu, ici les hydraires. Gunnerus (évêque norvégien,1718-1776 à Trondheim ) a d'abord employé le nom de genre Hydra pour cette espèce juste découverte, mais il l'a rapidement remplacé par Hydroides. A cette époque il y avait encore une certaine confusion entre les différents embranchements que nous reconnaissons aujourd'hui. Le lien avec les hydraires (cnidaires) était inexact mais le nom de genre a été conservé par l'usage.

ezoensis: du suffixe latin [-ensis] = originaire de, et Ezo ou Yezo, ancien nom pour l'île d'Hokkaido au Japon.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Annelida Annélides Vers segmentés (annelés) à section cylindrique, à symétrie bilatérale constitués d’anneaux identiques. Le premier segment porte la bouche et le dernier l’anus. Nombreuses formes marines, dulcicoles ou terrestres, libres ou parasites.
Classe Polychaeta Polychètes

Annélides marines. Chez les espèces non tubicoles, chaque anneau, hormis la tête et la queue, porte des excroissances locomotrices (les parapodes) munies de touffes de soies chitineuses rigides. Chez la plupart des espèces, la tête porte plusieurs organes sensoriels, des mâchoires, et souvent un panache branchial coloré. Animaux libres, galéricoles ou tubicoles.

Sous-classe Sedentaria - Canalipalpata Annélides polychètes sédentaires - Canalipalpata

Annélides polychètes sédentaires vivant dans des tubes ou des terriers semi-permanents, avec une paire de palpes creusés d'un sillon longitudinal cilié.

Ordre Sabellida Sabellides

Métamérie très altérée, corps divisé en deux régions distinctes, une thoracique à segments peu nombreux et une abdominale à segments très nombreux. Prostomium indistinct et peristomium faisant une collerette plus ou moins développée, entière ou divisée en lobes, branchies volumineuses (2 lobes semi-circulaires ou spiralés portant de nombreux filaments ou rayons garnis de barbules ciliées) en panache terminal disposé en entonnoir entourant la bouche.

Famille Serpulidae Serpulidés

Tube calcaire blanc, non enroulé en spirale, attaché au substrat. Panache de 30-40 appendices tentaculaires (radioles) dont quelques-uns sont transformés en un opercule. Parfois en groupes.

Genre Hydroides
Espèce ezoensis

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