Doris à papilles rouges

Diaphorodoris papillata | Portmann & Sandmeier, 1960

N° 409

Méditerranée, Atlantique : côtes portugaises et Madère

Clé d'identification

Manteau large et arrondi à l'avant, plus étroit à l'arrière
Manteau blanc avec un liseré jaune marginal
Longue papilles rouges disséminées sur le dos
Rhinophores lamellés en V et très longs
Pied blanc translucide moucheté de blanc opaque

Noms

Noms communs internationaux

Doride papille rosse (I)

Distribution géographique

Méditerranée, Atlantique : côtes portugaises et Madère

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Espèce le plus souvent décrite en Méditerranée occidentale mais également observée jusqu'en Israël. Elle serait présente sur les côtes portugaises et à Madère.

Biotope

De la surface à 30 m, souvent sur des fonds rocheux ou sur des algues. Ce doridien est rencontré à proximité de bryozoaires dont il se nourrirait.

Description

Ce petit nudibranche d'1 cm environ a possède un corps dont la région antérieure est plus large, plus arrondie que la région postérieure, qui se termine en pointe.
Le manteau* blanc translucide a sa partie supérieure bordée d'un liseré marginal jaune vif.
A l'avant, les rhinophores* blancs et lamellés en V et disposés de même, sont très longs proportionnellement à la taille de l'animal.
Les longues papilles dorsales sont rouges. Sur l'arrière du manteau, le panache branchial blanc est peu développé.
Le pied est lui aussi blanc translucide, finement moucheté de blanc opaque. Il se termine par une assez longue queue pointue marqué par une crête médiane blanc opaque.

Espèces ressemblantes

Il existe sur la zone de distribution concernée seulement 3 espèces de Diaphorodoris.
Les risques de confusion sont quasi inexistants avec noter espèce mais outre D. papillata, nous trouvons :

  • Diaphorodoris luteocincta (M. Sars, 1870). Les papilles sont plus courtes, pointues, blanches et non pas rouges. Entre les papilles blanches, se distingue par contre clairement une pigmentation rouge, seul point qui pourrait amener à la confusion avec D. papillata mais le doute est facile à lever.
  • Diaphorodoris alba Portmann & Sandmeier, 1960. La forme est quasiment la même que les deux autres espèces de Diaphorodoris, avec l'anneau marginal jaune, mais le reste du manteau est entièrement blanc immaculé et ceci rend l'espèce difficile à confondre avec des deux autres. Seul quelques individus, souvent méditerranéens, portent quelques traces de rouge entre les papilles blanches mais aucun risque d'erreur avec D. papillata.

Alimentation

Cette espèce se nourrit probablement de bryozoaires encroûtants.

Reproduction - Multiplication

La période de reproduction hermaphrodite* a lieu au début de l'été. Les organes génitaux débouchent sur le côté droit du pied, derrière la tête, et cela impose une position de copulation tête-bêche, flan droit contre flanc droit, afin que ces organes s'inter-connectent. Lors de ce contact, les gamètes* mâles sont échangés et chacun des partenaires pourra ensuite aller pondre les œufs qu'il aura fécondé.

Origine des noms

Origine du nom français

Doris à papilles rouges : le nom rend bien la description de l'animal et des longs tubercules rouges sur son dos.

Origine du nom scientifique

Diaphorodoris : du grec [diaphoros] = différent, remarquable ; et Doris, fille des dieux grecs Océanos et Thétys, mariée au dieu marin Nérée. Ensemble, Nérée et Doris eurent 50 filles, les néréides (nymphes marines). Doris a donné son nom à certains nudibranches doridiens et ce nom se retrouve dans de nombreux noms de genre (Chromodoris, Acanthodoris, Peltodoris, Platydoris, Hypselodoris, etc.).
Ce nom de Diaphorodoris pourrait donc désigner un doris qui sort de l'ordinaire, qui se distingue des autres.
A noter que les auteurs du genre (Iredale et O'Donoghue en 1923) n'ont eux-mêmes pas donné d'explications à leur choix de nom.

papillata : du latin [papilla] = bouton du sein et par extension papille. C'est donc un doris couvert de papilles (rouges).

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Doridina Doridiens Corps aplati. Anus dorsal entouré complètement ou partiellement par des branchies de remplacement ramifiées qui peuvent être rétractées (voire absentes). Mangeurs d’éponges, habituellement armés de spicules calcaires internes.
Famille Onchidorididae Onchidorididés Corps ovale aplati au manteau large contenant des spicules et portant des tubercules. Rhinophores à lamelles sans gaines, branchies simples en cercle autour de l'anus.
Genre Diaphorodoris
Espèce papillata

Nos partenaires