Méduse œuf au plat

Cotylorhiza tuberculata | (Macri, 1778)

N° 307

Méditerranée

Clé d'identification

Ombrelle en forme de disque, relevée au centre
Ombrelle blanche et jaune, ressemble à un œuf cuit au plat
De nombreux et courts tentacules terminés par de petits disques violets

Noms

Autres noms communs français

Méduse-œuf au plat

Noms communs internationaux

Egg jellyfish (GB), Aguacuajada, acalefo encrespado, medusa de huevo frito (E), Knollen, Spielgeeiqualle (D)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Medusa tuberculata Macri, 1778

Distribution géographique

Méditerranée

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Bassin méditerranéen

Biotope

La nuit tombée, cette méduse nage en pleine eau au niveau des zones pélagiques, mais elle peut également se trouver à proximité des côtes.
Cette méduse se tient en général en surface. Elle reste fréquente près du rivage en été.

Description

Méduse à symétrie tétraradiaire, à cavité gastrique cloisonnée, dépourvue de vélum*.
D'une circonférence pouvant aller jusqu'à 40 cm, l'ombrelle blanchâtre de cet animal est plane, sauf en son centre où l'on peut observer une proéminence jaune orangé en cloche.
Les tentacules entourant la bouche (tentacules buccaux) teintés de jaune, sont courts, anastomosés* uniquement à leur base, l'extrémité inférieure étant assez crépue.
Les palpes labiaux* sont de coloration violacée à blanche, et se terminent par une ampoule évasée.
Sa taille peut aller jusqu'à 30 cm de diamètre.

Espèces ressemblantes

Aucune confusion possible.

Alimentation

Cette méduse se nourrit de plancton de petite taille, absorbé par les bras buccaux très divisés, criblés d'ouvertures communiquant directement avec la cavité stomacale.
Seuls les individus juvéniles possèdent l'équivalent d'une véritable bouche qui régressera progressivement par fusion des bras buccaux entourant la bouche.
Le polype issu de la reproduction se nourrit comme une anémone.

Reproduction - Multiplication

Ces méduses ont un mode de reproduction à deux phases.
Les individus de cette espèce sont à sexes séparés. Les individus mâles et femelles émettent leurs produits sexuels en pleine eau.
A maturité sexuelle, les mâles se distinguent des femelles par la présence dans certains de leurs palpes de canaux spermatiques emplis de gamètes colorés en blanc.
Les larves issues de la fécondation, les planulas*, sont nageuses. Après une très courte période de vie pélagique* (en pleine eau) elles vont tomber et se fixer sur le fond. Chacune évoluera et se métamorphosera en minuscule polype, le scyphistome de 5 à 10 mm de haut, visible toute l'année bien que de petite taille.
Ce dernier peut rester ainsi tant que les conditions environnementales ne sont pas assez favorables.
En effet les conditions du milieu sont responsables du stimulus qui va déclencher la phase dite asexuée de la reproduction. Dès lors, le polype s'allonge et se transforme très rapidement pour donner une méduse juvénile : l'éphirule*, à l'ombrelle découpée en huit bras.
Cette dernière se développera en quelques semaines en méduse adulte capable de se reproduire à nouveau.

De la qualité de chaque phase reproductive dépend la qualité de méduses viables rencontrées. D'autre part, le déplacement des méduses étant souvent tributaire des courants et des vents, ces dernières peuvent donc se rassembler au large ou être au contraire déportées vers les côtes.

D'où une variation d'abondance d'une année à l'autre.

Vie associée

L'ombrelle de cette méduse sert fréquemment d'abri protecteur à des alevins tels que les bogues (Boops boops (Linnaeus, 1758)), les sérioles (Seriola sp.)… D'autres semblent réaliser des types d'associations qui vont de la symbiose vraie (association à bénéfices réciproques pour les partenaires, comme les algues unicellulaires) au parasitisme vrai (bénéfices pour un partenaire seulement).

Divers biologie

Espèce sans danger pour l'homme.

Origine des noms

Origine du nom français

Méduse œuf au plat : le centre de l'ombrelle est bombé, il est jaune orangé, le reste du disque est blanc… Cette méduse ressemble à un œuf sur le plat !

Origine du nom scientifique

Cotylorhiza : du grec [cotyl-] : en forme de coupe et [rhiz-] : réseau, racine.

tuberculata
: tubercules. Les bras buccaux transformés en une structure filtrante évoquent en coupe transversale un réseau racinaire.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Sous-embranchement Medusozoa Médusozoaires Cnidaires présentant une phase méduse acraspède (le plus souvent libre et pélagique) dans leur cycle de reproduction. Scyphoméduses, cuboméduses et stauroméduses.
Classe Scyphozoa Scyphozoaires Méduses vraies (ou acraspèdes). Phase polype réduite à absente. Le plus souvent strobilisation du polype (de petite taille) pour produire des méduses pouvant atteindre une grande taille. Cavité gastrale cloisonnée en quatre.
Sous-classe Discomedusae Discoméduses Scyphoméduses à ombrelle discoïde, non sillonée.
Ordre Rhizostomeae Rhizostomes Pas de tentacules. Manubrium complexe avec des bras oraux ramifiés et fusionnés. Planctonophages. Quelques espèces ont des zooxanthelles dans le manubrium et vivent retournées.
Sous-ordre Kolpophorae Kolpophores
Famille Cepheidae Céphéidés
Genre Cotylorhiza
Espèce tuberculata

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