Clathrine orange

Clathrina rubra | Sarà, 1958

N° 2940

Atlantique Nord-Est, Méditerranée

Clé d'identification

Eponge encroûtante
Formée d'un amas de tubes enchevêtrés
Couleur orange à rouge

Noms

Noms communs internationaux

Orange clathrina (GB), Clathrina orancione (I), Clathrina naranja (E), Orange-Gitterkalkschwamm (D), Oranje traliekalkspons (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Clathrina coriacea var. rubra Sarà, 1958

Distribution géographique

Atlantique Nord-Est, Méditerranée

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

C'est une espèce principalement méditerranéenne, mais qui a été également observée sur les côtes atlantiques bretonnes.

Biotope

C'est une espèce rare, plutôt sciaphile*, que l'on peut rencontrer sur la roche, sur des coquilles de mollusques, sur les tombants coralligènes ou dans des grottes, de quelques mètres sous la surface à une vingtaine de mètres de profondeur.

Description

Clathrina rubra est une éponge encroûtante couvrant une surface de 4 à 5 cm2. Elle se compose de tubes enchevêtrés et anastomosés* de couleur orange à rouge et terminés par les oscules*. Le diamètre de ces tubes est variable (1 à 2 mm) au sein d'un même individu. Le squelette est constitué de spicules* calcaires triactines (ayant 3 branches). L'ensemble a une consistance molle et fragile.

Espèces ressemblantes

Par son aspect, il n'est pas possible de confondre cette espèce avec une espèce d'un autre genre. Cependant, dans le genre Clathrina (environ 72 espèces), il existe d'autres espèces dans la même zone géographique mais de couleurs différentes : C. clathrus est jaune alors que C. contorta, C. coriacea et C. cerebrum sont blanches.

Alimentation

Comme la plupart des éponges, la clathrine orange est un animal filtreur se nourrissant de particules microscopiques : bactéries, algues unicellulaires, débris organiques. La nourriture est apportée par un courant d'eau créé par le mouvement de cellules ciliées spécifiques des éponges : les choanocytes*.

Reproduction - Multiplication

La reproduction sexuée de Clathrina rubra n'est pas encore connue. Elle est sans doute vivipare*, avec une larve blastula* ciliée comme chez les autres Clathrina.

Comme les autres éponges, les clathrines se reproduisent surtout asexuellement, par bourgeonnement ou bouturage, et ont une très forte capacité de régénération.

Divers biologie

Très peu de données sont disponibles pour cette espèce, y compris dans la description originale par Sarà, qui est très succincte.

Comme chez les autres espèces du genre Clathrina, on observe des individus avec des tubes de section large et distendue et d'autres individus avec des tubes de section réduite et contractée. Parfois, ces deux états peuvent être présents en même temps sur un même individu.

Origine des noms

Origine du nom français

Clathrine orange : francisation du nom scientifique et spécification de la couleur de l'animal.

Origine du nom scientifique

Clathrina : du grec [clathr-] = grillage : faisant référence à l'aspect de cette éponge constitué d'amas de tubes, pouvant rappeler du grillage.

rubra : du latin [rubra] = rouge.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Porifera Spongiaires / Eponges Organismes exclusivement aquatiques, filtreurs, fixés au substrat, de formes variables, et percés d'orifices inhalants (ostioles ou pores) et exhalants (oscules).
Classe Calcarea / Calcispongia Eponges calcaires / Calcisponges

Eponges exclusivement marines. Squelette de spicules calcaires à 1 à 4 axes. Eau peu profonde, substrat dur. Vivipares, larve typique : coeloblastula ou amphiblastula.

Sous-classe Calcinea Calcinées Spicules à 3 rayons (triaxones) aux angles égaux et aux branches égales.
Ordre Clathrinida Clathrinides Eponges formées d'un réseau de tubes calcaires souples entremêlés de consistance gélatineuse.
Famille Clathrinidae Clathrinidés

 

Genre Clathrina
Espèce rubra

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